L’incirconcis et toute personne rituellement impure ne mangent pas de terouma, mais leurs épouses et leurs esclaves peuvent en manger lorsque leur statut sacerdotal le permet. Un homme atteint de mutilation génitale selon les catégories de la Torah, ainsi que ses esclaves, peut encore manger la terouma ; son épouse ne la mange pas si l’union est devenue interdite après cette atteinte. Si elle n’a pas eu de relation avec lui depuis qu’il est devenu ainsi disqualifié, elle conserve son droit.
Mishnah · Nashim · Yevamot
Mishnah Yevamot — chapitre 8
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et annotation à poursuivre avant tout statut supérieur.
Qu’appelle-t-on pצוע דכא ? Celui dont les testicules ont été écrasés, même un seul. Qu’appelle-t-on כרות שפכה ? Celui dont l’organe génital a été sectionné ; si une partie minimale de la couronne subsiste, il peut encore être considéré apte. Ces hommes peuvent épouser une convertie ou une affranchie selon cette mishnah ; l’interdit porte sur l’entrée dans « l’assemblée du Seigneur », conformément à Deutéronome 23.
Un Ammonite ou un Moabite est interdit d’entrée dans l’assemblée selon cette catégorie, et l’interdit masculin est présenté comme durable ; leurs femmes sont permises immédiatement. Égyptien et Édomite sont interdits seulement jusqu’à la troisième génération, hommes comme femmes selon l’opinion anonyme. Rabbi Shimon permet les femmes immédiatement et argumente a fortiori : là où les hommes sont interdits sans limite, les femmes sont permises ; à plus forte raison là où les hommes ne sont interdits que trois générations. On lui répond qu’un raisonnement peut être contesté ; il affirme alors transmettre cette règle comme halakha reçue. Mamzerim et Netinim sont présentés comme interdits durablement, hommes et femmes.
Rabbi Josué dit avoir reçu deux traditions opposées sur le saris : dans un cas il fait halitsa et on fait halitsa à sa femme ; dans l’autre non, sans qu’il sache d’abord les distinguer. Rabbi Aqiva explique : celui qui a été rendu stérile par intervention humaine fait halitsa et sa femme peut la recevoir, puisqu’il a connu auparavant une période d’aptitude ; celui qui est stérile de naissance ne fait pas halitsa et sa femme n’en reçoit pas, puisqu’il n’a jamais connu cette aptitude. Rabbi Elazar inverse la distinction en fonction de la possibilité de guérison. Rabbi Josué ben Betera témoigne d’un homme de Jérusalem rendu stérile par intervention humaine dont la femme fit yibbum, conformément à Rabbi Aqiva.
Un saris de la catégorie qui n’a jamais été apte ne fait ni halitsa ni yibbum. De même, une aylonit ne fait ni halitsa ni yibbum. Si un tel saris accomplit néanmoins halitsa, il ne disqualifie pas la femme ; s’il a une relation avec elle, il la disqualifie parce que cette relation n’a pas valeur de yibbum. De même pour une aylonit : la halitsa des frères ne la disqualifie pas, tandis qu’une relation interdite produit les conséquences correspondantes.
Un prêtre stérile de naissance qui épouse une fille d’Israël lui confère le droit de manger la terouma. Rabbi Yossi et Rabbi Shimon disent qu’un prêtre androgynos marié à une fille d’Israël lui confère aussi ce droit. Rabbi Yehouda dit qu’un tumtum dont l’anatomie se révèle masculine ne fait pas halitsa, car il le traite comme un saris. L’androgynos peut, selon cette mishnah, épouser une femme mais n’est pas épousé comme une femme. Rabbi Eliezer applique à l’androgynos certaines sanctions sexuelles comme à un homme. Ces catégories sont celles du droit corporel antique du traité.
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