Rabban Gamliel dit : après un premier acte de divorce dans le cadre du yibbum, un second acte semblable n’ajoute rien ; de même, il n’y a pas de second maamar après un premier maamar, ni de seconde relation après une première, ni de seconde halitsa après une première. Les sages disent : il peut y avoir effet juridique d’un acte de divorce après un autre et d’un maamar après un autre ; mais après une relation de yibbum valable ou après une halitsa, aucun acte ultérieur n’a d’effet dans ce lien.
Mishnah · Nashim · Yevamot
Mishnah Yevamot — chapitre 5
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et annotation à poursuivre avant tout statut supérieur.
Comment cela ? Un yavam fait maamar avec sa yevama puis lui donne un guet : elle a encore besoin de halitsa. Il fait maamar puis halitsa : elle a encore besoin d’un guet pour dissoudre le maamar. Il fait maamar puis accomplit le yibbum : le lien est achevé selon sa forme attendue.
Il donne d’abord un guet puis fait maamar : elle a besoin du guet correspondant au maamar et d’une halitsa. Il donne un guet puis accomplit une relation : elle a besoin d’un guet et d’une halitsa. Il donne un guet puis fait halitsa : après la halitsa, plus aucun acte ultérieur n’a d’effet. De même si la halitsa a précédé un maamar, un guet ou une relation : la halitsa clôt le lien. La même logique s’applique qu’il y ait une seule yevama devant un seul yavam ou deux yevamot devant un seul yavam.
Un yavam fait maamar avec une yevama puis avec l’autre : les deux ont besoin d’un guet et une halitsa est encore requise pour le lien. Il fait maamar avec l’une et donne un guet à l’autre : celle liée par le maamar a besoin d’un guet, et une halitsa reste nécessaire. Il fait maamar avec l’une puis accomplit une relation avec l’autre : les deux doivent être libérées par guet et halitsa selon les effets cumulés. Il fait maamar avec l’une puis halitsa avec l’autre : la première a encore besoin d’un guet. Deux guet donnés successivement laissent encore la nécessité d’une halitsa ; un guet à l’une puis relation, ou guet à l’une puis maamar à l’autre, exigent guet et halitsa. Un guet à l’une puis halitsa à l’autre : la halitsa clôt le lien.
Deux halitsa successives, ou halitsa puis maamar, guet ou relation : après la halitsa, aucun acte ultérieur n’a d’effet sur le lien léviratique. De même lorsque la relation valable a été accomplie selon les conditions qui achèvent le yibbum. Cette règle vaut aussi bien pour un yavam face à deux yevamot que pour deux yevamim face à une seule yevama.
Une halitsa, qu’elle intervienne au début, au milieu ou à la fin de la séquence, clôt le lien de sorte qu’aucun acte ultérieur n’ajoute d’effet léviratique. Pour la relation, si elle vient en premier comme yibbum valable, rien ne vient après ; si elle intervient après des actes rabbiniques déjà accomplis, certaines conséquences de ceux-ci peuvent subsister. Rabbi Nehemia dit : relation et halitsa ont le même effet définitif, qu’elles viennent au début, au milieu ou à la fin.
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