La halitsa doit être accomplie devant trois juges, même s’ils ne sont pas tous des juges professionnels. Si elle retire une chaussure véritable, la halitsa est valide ; avec une chaussure de tissu souple assimilée à une chaussette, elle est invalide. Une sandale avec talon convient ; sans talon, non. Une prothèse ou un dispositif fixé au-dessous du genou peut convenir selon les conditions décrites ; au-dessus du genou, la halitsa est invalide.
Mishnah · Nashim · Yevamot
Mishnah Yevamot — chapitre 12
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et annotation à poursuivre avant tout statut supérieur.
Si elle retire une sandale qui n’appartient pas au yavam, une sandale de bois, ou une sandale gauche portée au pied droit, la halitsa est néanmoins valide selon l’opinion anonyme. Une sandale trop grande convient s’il peut encore marcher avec ; une petite, si elle couvre la majeure partie du pied. Une halitsa accomplie la nuit est valide selon l’opinion anonyme ; Rabbi Eliezer la rend invalide. Avec le pied gauche, l’opinion anonyme invalide et Rabbi Eliezer valide.
Si elle a retiré la chaussure et craché mais n’a pas récité le texte, la halitsa est valide. Si elle a récité et craché sans retirer, elle est invalide. Si elle a retiré et récité mais n’a pas craché, Rabbi Eliezer l’invalide ; Rabbi Aqiva la valide. Rabbi Eliezer invoque « ainsi sera fait » pour dire que tous les actes sont nécessaires. Rabbi Aqiva répond que le verset vise ce qui est « fait à l’homme », c’est-à-dire principalement le retrait de la chaussure.
La halitsa accomplie avec un homme sourd selon la catégorie juridique ancienne, par une femme sourde, ou par une femme envers un mineur est invalide. Une mineure qui a fait halitsa doit recommencer après sa majorité ; si elle ne la recommence pas, la première halitsa reste invalide.
Une halitsa accomplie devant deux juges, ou devant trois dont l’un se révèle proche parent ou juridiquement disqualifié, est invalide selon l’opinion anonyme. Rabbi Shimon et Rabbi Yohanan le Sandalier la valident dans certains de ces cas. On rapporte qu’un homme accomplit une halitsa avec une femme entre eux deux dans une prison ; l’affaire fut portée devant Rabbi Aqiva, qui la valida.
Voici l’ordre de la halitsa. Le yavam et sa yevama viennent devant le tribunal, qui lui donne un conseil adapté, conformément au verset : « Les anciens de sa ville l’appelleront et lui parleront. » Elle dit : « Mon beau-frère refuse de relever pour son frère un nom en Israël ; il ne veut pas faire yibbum avec moi. » Lui dit : « Je ne veux pas la prendre. » Ces paroles étaient prononcées en hébreu. Elle s’approche ensuite de lui devant les anciens, retire la chaussure de son pied et crache devant lui d’un crachat visible aux juges, puis dit : « Ainsi sera fait à l’homme qui ne rebâtit pas la maison de son frère. » À l’origine, on faisait réciter jusqu’à ce point ; lorsque Rabbi Hyrkanos fit lire à Kfar Etam toute la section, on établit l’usage de la réciter jusqu’au bout : « Et son nom sera appelé en Israël : maison du déchaussé. » Cette proclamation incombe aux juges selon l’opinion anonyme ; Rabbi Yehouda dit que tous les présents doivent répéter trois fois : « déchaussé de la chaussure ».
Passerelles
Pour situer, approfondir ou revenir au texte.