Un mari a averti sa femme et elle s’est isolée. Rabbi Eliezer dit que même une information indirecte très faible peut suffire à lui imposer de la faire sortir en lui payant sa ketouba selon la situation. Rabbi Josué exige une rumeur publique suffisamment établie — que les femmes qui filent à la lumière de la lune en parlent entre elles — avant d’en tirer une conséquence aussi grave.
Mishnah · Nashim · Sotah
Mishnah Sotah — chapitre 6
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et annotation à poursuivre avant tout statut supérieur.
Un seul témoin dit : « Je l’ai vue se rendre impure » : elle ne boit plus les eaux. Dans ce domaine particulier, même un esclave ou une servante peut être cru au point de lui faire perdre la ketouba. Certaines parentes hostiles — belle-mère, fille de belle-mère, coépouse, belle-sœur et fille du mari — sont reçues seulement pour empêcher le rite, non pour lui faire perdre la ketouba, en raison du soupçon d’hostilité.
La Mishnah explique l’asymétrie du témoignage. L’avertissement et l’isolement initial, qui ne créent encore qu’un soupçon, exigent deux témoins par rapprochement avec « une affaire sera établie sur la bouche de deux témoins ». En revanche, pour l’acte final d’adultère après isolement, Nombres 5 dit « il n’y a pas de témoin contre elle » : cette formulation est comprise ici comme permettant qu’un seul témoin suffise lorsqu’il affirme avoir vu l’acte lui-même.
Un témoin dit qu’elle s’est rendue impure et un autre qu’elle ne l’a pas fait : elle boit. Une femme dit « impure », une autre « non » : elle boit. Un témoin dit « impure » mais deux disent « non » : elle boit. Deux disent « impure » et un dit « non » : elle ne boit pas.
Passerelles
Pour situer, approfondir ou revenir au texte.