De même que les eaux sont censées éprouver la femme, elles atteignent aussi l’homme avec lequel la faute aurait été commise, d’après la répétition « elles viendront ». De même qu’une femme reconnue adultère devient interdite à son mari, elle devient interdite à l’homme avec lequel elle a fauté. Rabbi Aqiva déduit cela de la répétition du verbe « être souillée » ; Rabbi Yehouda HaNassi comprend les deux occurrences comme l’une pour le mari, l’autre pour l’amant.
Ce même jour, Rabbi Aqiva interpréta Lévitique 11 sur un récipient d’argile : le texte dit non seulement qu’un aliment est impur mais qu’il « rendra impur », ce qui permet de déduire qu’un aliment au deuxième degré peut transmettre un troisième degré d’impureté dans le domaine concerné. Rabbi Josué s’exclame que Rabban Yohanan ben Zakkaï craignait qu’une génération future ne rejette cette règle faute de verset explicite : Aqiva, son disciple, lui a trouvé un appui scripturaire.
Rabbi Aqiva interpréta aussi Nombres 35 : un verset parle de deux mille coudées autour de la ville et un autre de mille. Il attribue les mille coudées à l’espace libre autour de la ville et les deux mille à la limite sabbatique. Rabbi Eliezer fils de Rabbi Yossi le Galiléen dit : mille coudées d’espace libre, puis deux mille supplémentaires pour champs et vignes.
Rabbi Aqiva interpréta Exode 15 : « Moïse et les fils d’Israël chantèrent… et ils dirent, disant ». Le mot « disant » enseigne selon lui que les Israélites répondaient après Moïse phrase par phrase, comme dans une récitation responsoriale du Hallel. Rabbi Nehemia dit qu’ils récitaient plutôt ensemble à la manière du Shema.
Rabbi Yehoshua ben Hyrkanos enseigna ce même jour que Job servit Dieu par amour et non seulement par crainte. Il lit Job 13 et Job 27 comme affirmant que même face à la mort Job ne renonce pas à son intégrité. Rabbi Josué oppose cette lecture à celle de Rabban Yohanan ben Zakkaï, qui insistait sur « homme intègre, droit, craignant Dieu » et comprenait Job comme serviteur par crainte.