Une fiancée et une shomeret yavam n’accomplissent pas le rite des eaux et ne perçoivent pas la ketouba dans le cas visé, car Nombres 5 parle d’une femme qui « se détourne sous son mari », formule interprétée comme exigeant un mariage pleinement établi. De même, les unions interdites — veuve avec grand prêtre, divorcée ou haloutsa avec prêtre ordinaire, mamzeret ou Netina avec Israélite, fille d’Israël avec mamzer ou Natin — ne passent pas par l’épreuve et n’obtiennent pas la ketouba.
Mishnah · Nashim · Sotah
Mishnah Sotah — chapitre 4
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et annotation à poursuivre avant tout statut supérieur.
Ne boivent pas et ne perçoivent pas la ketouba : celle qui avoue son impureté, celle contre qui des témoins établissent le fait, et celle qui refuse de boire. Si le mari dit qu’il refuse de la faire boire, ou s’il a eu une relation avec elle en chemin et a ainsi rendu le rite impossible, elle perçoit sa ketouba mais ne boit pas. Si le mari meurt avant l’épreuve, Shammaï lui accorde la ketouba sans rite ; Hillel dit qu’elle ne boit pas et ne perçoit pas la ketouba.
Rabbi Meïr exclut du rite et de la ketouba la femme enceinte ou allaitante d’un autre homme qu’un mari a épousée pendant la période où cette union était interdite. Les sages disent qu’il peut se séparer d’elle temporairement et la reprendre plus tard. Une aylonit, une femme âgée ou incapable d’avoir des enfants est également exclue selon l’opinion anonyme ; Rabbi Eliezer répond que le mari peut accomplir la procréation avec une autre épouse et ne voit donc pas ce motif comme absolu. Pour les autres femmes, l’alternative demeure : accomplir le rite ou perdre la ketouba selon le cas.
La femme d’un prêtre peut boire les eaux et, si elle est reconnue pure, rester permise à son mari. La femme d’un homme stérile peut également accomplir le rite. Un mari peut mettre en garde contre la plupart des hommes avec lesquels une relation serait interdite, à l’exception d’un mineur ou d’une personne qui n’entre pas juridiquement dans la catégorie d’homme capable de cette relation selon le système ancien.
Lorsque le mari devient sourd, mentalement incapable ou est emprisonné, le tribunal peut adresser l’avertissement à sa femme en son nom. Selon l’opinion anonyme, ce n’est pas pour lui faire boire les eaux immédiatement mais pour produire les conséquences matrimoniales si elle transgresse l’avertissement. Rabbi Yossi permet que le mari, une fois sorti de prison ou redevenu capable, mène ensuite la procédure jusqu’à l’épreuve.
Passerelles
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