Que faisait-on avec le prélèvement de la chambre des shekels ? On achetait avec lui les sacrifices quotidiens, les sacrifices supplémentaires et leurs libations, l’omer, les deux pains de Shavouot, les pains de proposition et tous les sacrifices communautaires. Les gardiens des repousses spontanées pendant l’année sabbatique recevaient également leur salaire sur le prélèvement de la chambre. Rabbi Yossi dit qu’une personne pouvait se proposer comme gardien bénévole. On lui répondit : même dans ce cas, ces produits doivent finalement être acquis au nom de toute la communauté.
Mishnah · Moed · Shekalim
Mishnah Shekalim — chapitre 4
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et annotation à poursuivre avant tout statut supérieur.
La vache rousse, le bouc émissaire et le fil écarlate sont financés par le prélèvement de la chambre. La rampe de la vache rousse, celle du bouc émissaire, le fil placé entre ses cornes, le canal d’eau, les murailles et tours de la ville et les autres besoins publics sont financés par le reliquat de la chambre. Abba Shaoul dit que les grands prêtres construisaient la rampe de la vache rousse à leurs propres frais.
Que faisait-on avec le surplus du reliquat de la chambre ? Selon Rabbi Yishmaël, on achetait du vin, de l’huile et de la farine fine, et le bénéfice revenait au sanctuaire. Rabbi Aqiva dit qu’on ne fait pas de commerce spéculatif ni avec les biens consacrés ni avec l’argent des pauvres.
Que faisait-on avec le surplus du prélèvement ? On en faisait des plaques d’or destinées au revêtement du Saint des saints. Rabbi Yishmaël dit : le surplus des produits sert aux holocaustes offerts lorsque l’autel est disponible, et le surplus du prélèvement aux ustensiles du service. Rabbi Aqiva dit : le surplus du prélèvement va aux holocaustes et le surplus des libations aux ustensiles du service. Rabbi Hanania, adjoint du grand prêtre, dit : le surplus des libations va aux holocaustes et le surplus du prélèvement aux ustensiles. Ils ne s’accordaient pas sur le statut exact du « surplus des produits ».
Que faisait-on du surplus de l’encens ? On mettait de côté la somme correspondant au salaire des artisans, on faisait sortir l’encens de son statut consacré en l’imputant sur cette somme, puis on le donnait aux artisans comme salaire. On le rachetait ensuite avec le nouveau prélèvement de l’année. Si le nouveau prélèvement était déjà disponible à temps, on le rachetait avec lui ; sinon, avec les fonds de l’année précédente.
Celui qui consacre tous ses biens et possède parmi eux des matières adaptées aux sacrifices communautaires : Rabbi Aqiva dit qu’on les donne aux artisans comme salaire. Ben Azzai répond que ce n’est pas la bonne procédure : on met d’abord à part le salaire des artisans, on fait sortir les biens de leur consécration sur l’argent correspondant, on les remet ensuite aux artisans comme salaire, puis on les rachète avec le nouveau prélèvement.
Celui qui consacre tous ses biens et possède des animaux aptes à l’autel, mâles et femelles : Rabbi Eliezer dit que les mâles sont vendus à des personnes qui ont besoin d’holocaustes, les femelles à celles qui ont besoin de sacrifices de paix, et leur prix rejoint les autres biens affectés à l’entretien du Temple. Rabbi Josué dit que les mâles eux-mêmes sont offerts en holocaustes ; les femelles sont vendues pour des sacrifices de paix et leur prix sert à acheter des holocaustes ; les autres biens vont à l’entretien du Temple. Rabbi Aqiva préfère l’avis de Rabbi Eliezer, parce qu’il applique une règle uniforme. Rabbi Pappias dit : j’ai reçu les deux traditions — lorsqu’une personne consacre explicitement certaines catégories, on suit Rabbi Eliezer ; lorsqu’elle consacre ses biens sans précision, on suit Rabbi Josué.
Celui qui consacre ses biens et possède du vin, de l’huile ou des oiseaux aptes à l’autel : Rabbi Elazar dit qu’on les vend à ceux qui ont besoin précisément de ces offrandes, que leur prix sert à acheter des holocaustes et que le reste des biens va à l’entretien du Temple.
Tous les trente jours, le trésor du Temple fixait les conditions d’approvisionnement. Si un fournisseur s’était engagé à livrer de la farine au tarif de quatre unités et que le prix du marché montait ensuite de sorte qu’on n’en recevait plus que trois, il devait néanmoins en livrer quatre. S’il s’était engagé à trois et que le marché permettait ensuite quatre, il devait en livrer quatre : l’avantage revient toujours au sanctuaire. Si sa farine était infestée ou son vin tournait, la perte était pour lui. Il n’était payé qu’une fois que l’offrande avait été effectivement acceptée pour l’autel.
Passerelles
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