Celui qui fait sortir du vin est responsable à partir de la quantité nécessaire pour mélanger une coupe ; du lait, à partir d’une gorgée ; du miel, à partir de ce qu’il faut pour en mettre sur une plaie ; de l’huile, à partir de ce qu’il faut pour oindre un petit membre ; de l’eau, à partir de ce qu’il faut pour y délayer un collyre. Pour les autres boissons, la mesure est un quart de log ; pour toutes les eaux usées, également un quart de log. Rabbi Shimon dit : pour toutes, un quart de log ; les autres mesures n’ont été énoncées que pour ceux qui avaient précisément mis ces produits de côté.
Mishnah · Moed · Shabbat
Mishnah Shabbat — chapitre 8
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. La collation critique systématique avec Kaufmann A50, Parme et les éditions savantes reste à effectuer avant tout statut supérieur.
Pour une corde, la mesure est ce qu’il faut pour faire une anse de panier ; pour du jonc, ce qu’il faut pour faire une pièce à un tamis ou à un crible. Rabbi Juda dit : ce qu’il faut pour prendre la mesure d’une chaussure d’enfant. Pour du papier, ce qu’il faut pour écrire un reçu de douane ; celui qui fait sortir un reçu de douane déjà écrit est responsable. Pour du papier effacé, ce qu’il faut pour envelopper l’ouverture d’un petit flacon de parfum.
Pour du cuir, la mesure est ce qu’il faut pour fabriquer une amulette ; pour du parchemin, ce qu’il faut pour écrire la plus petite section des tefillin, « Écoute, Israël » ; pour de l’encre, ce qu’il faut pour écrire deux lettres ; pour du khôl, ce qu’il faut pour maquiller un œil.
Pour de la colle, la mesure est ce qu’il faut pour en mettre au sommet d’un piège ; pour du goudron et du soufre, ce qu’il faut pour obturer une petite ouverture ; pour de la cire, ce qu’il faut pour boucher un petit trou ; pour de l’argile, ce qu’il faut pour former l’embouchure d’un creuset d’orfèvre. Rabbi Juda dit : ce qu’il faut pour former un petit support. Pour du son, ce qu’il faut pour en mettre à l’ouverture d’un creuset d’orfèvre. Pour de la chaux, ce qu’il faut pour en appliquer comme cosmétique sur la plus petite des jeunes filles. Rabbi Juda dit : ce qu’il faut pour faire un kilkoul ; Rabbi Nehemia : ce qu’il faut pour faire un andifi.
Pour de la terre, la mesure est celle nécessaire pour faire un sceau de ballots : paroles de Rabbi Aqiva. Les sages disent : un sceau de lettres. Pour du fumier ou du sable fin, ce qu’il faut pour fertiliser un pied de chou : paroles de Rabbi Aqiva. Les sages disent : ce qu’il faut pour fertiliser un poireau. Pour du sable grossier, ce qu’il faut pour le mêler à une pleine cuillerée de chaux. Pour un roseau, ce qu’il faut pour faire un calame ; s’il est trop épais ou fendu, ce qu’il faut comme combustible pour cuire l’œuf le plus facile à cuire, battu et placé dans une petite poêle.
Pour un os, la mesure est ce qu’il faut pour faire une cuillère. Rabbi Juda dit : ce qu’il faut pour en faire une dent de clef. Pour du verre, ce qu’il faut pour racler la pointe d’un fuseau de tisserand. Pour un caillou ou une pierre, ce qu’il faut pour le lancer sur un oiseau. Rabbi Eliézer bar Jacob dit : ce qu’il faut pour le lancer sur un animal.
Pour un tesson, Rabbi Juda dit : ce qu’il faut pour le placer entre deux planches. Rabbi Meïr dit : ce qu’il faut pour attiser le feu. Rabbi Yossé dit : ce qu’il faut pour contenir un quart de log. Rabbi Meïr dit : bien que ce verset ne constitue pas une preuve, il en donne un souvenir : « On ne trouvera parmi ses débris aucun tesson pour prendre du feu au foyer. » Rabbi Yossé lui répondit : c’est justement de là qu’on peut tirer une preuve, puisque le verset poursuit : « ni pour puiser de l’eau dans une mare. »
Passerelles
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