Si un tonneau se brise, on peut en sauver de quoi assurer trois repas et dire aux autres : « Venez et sauvez pour vous-mêmes », à condition de ne pas éponger le liquide. On ne presse pas les fruits afin d’en extraire le jus ; si le jus s’écoule de lui-même, il est interdit. Rabbi Juda dit : si les fruits étaient destinés à être mangés, le jus qui en sort est permis ; s’ils étaient destinés à produire une boisson, le jus est interdit. Pour des rayons de miel écrasés avant le shabbat dont le miel s’écoule de lui-même, les sages l’interdisent et Rabbi Eliézer le permet.
Mishnah · Moed · Shabbat
Mishnah Shabbat — chapitre 22
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. La collation critique systématique avec Kaufmann A50, Parme et les éditions savantes reste à effectuer avant tout statut supérieur.
Tout aliment qui a déjà été plongé dans l’eau chaude avant le shabbat peut être trempé dans l’eau chaude le shabbat. Ce qui n’a pas été préparé à l’eau chaude avant le shabbat peut seulement être rincé à l’eau chaude le shabbat, à l’exception d’un poisson salé ancien, de petits poissons salés et du qoulyas d’Espagne, car leur rinçage constitue l’achèvement même de leur préparation.
On peut casser un tonneau afin de manger les figues sèches qu’il contient, pourvu qu’on n’ait pas l’intention de fabriquer ainsi un récipient. On ne perce pas le bouchon d’un tonneau : paroles de Rabbi Juda ; les sages le permettent. On ne doit cependant pas le percer sur le côté. Si une ouverture existe déjà, on ne la bouche pas avec de la cire, parce que cela revient à lisser. Rabbi Juda dit : un cas semblable fut présenté à Rabban Yohanan ben Zakkaï à Arav, et il dit : « Je crains qu’il n’y ait là matière à sacrifice pour la faute. »
On peut placer un plat dans une citerne pour le conserver, de l’eau potable dans de l’eau impropre afin de la refroidir, et de l’eau froide au soleil afin de la réchauffer. Celui dont les vêtements sont tombés dans l’eau alors qu’il était en route peut continuer à les porter sans crainte. Lorsqu’il arrive dans la cour extérieure, il peut les étendre au soleil, mais non ostensiblement devant les gens.
Celui qui se baigne dans l’eau d’une grotte ou dans les eaux de Tibériade puis s’essuie, même avec dix serviettes, ne doit pas les rapporter seul à la main. En revanche, dix personnes peuvent s’essuyer le visage, les mains et les pieds avec une seule serviette et la rapporter ensemble.
On peut s’oindre et masser doucement le ventre, mais on ne fait pas d’exercice thérapeutique et on ne se frotte pas vigoureusement. On ne descend pas dans le qordima, on ne provoque pas de vomissement, on ne façonne pas le corps d’un nourrisson et on ne remet pas une fracture en place. Celui dont la main ou le pied s’est démis ne les agite pas dans l’eau froide ; il peut toutefois se laver comme d’habitude, et s’il guérit, il guérit.
Passerelles
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