Voici les cas classés sous la peine dite « brûlure » : certaines relations sexuelles avec une femme et sa fille, et la fille d’un prêtre qui se prostitue, selon les catégories bibliques énumérées. Voici ceux classés sous la décapitation : le meurtrier et les habitants d’une ville apostate. Un meurtrier qui maintient sa victime sous l’eau ou dans le feu de manière qu’elle ne puisse s’échapper et qu’elle meure est responsable ; s’il la pousse dans l’eau ou le feu alors qu’elle pouvait s’en sortir et qu’elle meurt, il est exempt de la peine capitale. Celui qui excite un chien ou un serpent contre quelqu’un est exempt selon le premier avis ; celui qui fait mordre directement par un serpent est condamné par Rabbi Yehouda et exempté par les sages. Si une victime d’un coup avait été évaluée comme mortellement atteinte, s’améliore puis s’aggrave et meurt, le premier avis condamne l’auteur ; Rabbi Nehemia l’exempte, estimant que l’amélioration constitue un indice contraire.
Mishnah · Nezikin · Sanhedrin
Mishnah Sanhedrin — chapitre 9
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Provenance : texte hébreu de la Mishnah via Wikisource hébraïque, copie figée le 18 septembre 2026. La page source et ses conditions de réutilisation restent la référence de provenance. Aucune traduction moderne n’a servi de pivot.
Celui qui voulait tuer un animal et tue un être humain, visait un non-Juif et tue un Israélite, ou visait un être non viable et tue une personne viable, est exempt de la peine capitale selon ce régime. De même lorsque l’intention portait sur une partie du corps ou une personne pour lesquelles le coup n’était pas normalement mortel, mais que le coup atteint accidentellement une cible pour laquelle il devient mortel. En revanche, si le coup était déjà suffisamment mortel pour la cible visée et tue une autre cible pour laquelle il l’est aussi, le premier avis condamne. Rabbi Shimon dit que même celui qui voulait tuer une personne déterminée et en tue une autre est exempt de la peine capitale.
Si un meurtrier condamné se mélange à d’autres personnes de sorte qu’on ne peut plus l’identifier, tous sont exempts selon le premier avis ; Rabbi Yehouda dit qu’on les enferme dans un lieu de détention particulier. Lorsque des personnes passibles de différentes peines capitales sont confondues, on applique la peine la moins sévère. Rabbi Shimon et les sages divergent sur l’ordre de gravité entre lapidation et brûlure, puis entre décapitation et strangulation, chacun argumentant à partir des infractions auxquelles ces peines sont attribuées.
Celui qui est passible de deux peines capitales différentes est soumis à la plus grave selon le premier avis. De même si un seul acte relève de deux peines. Rabbi Yossi dit qu’on suit plutôt le premier lien juridique ou la première interdiction qui s’est attachée à la personne.
Celui qui a reçu une peine de coups, recommence la même conduite et entre dans le régime décrit par les sages peut être placé dans une cellule spéciale et nourri d’orge jusqu’à ce que son ventre éclate, selon ce texte ancien. Celui qui a tué une personne mais ne peut être condamné par la procédure ordinaire faute de témoins recevables peut également être placé dans une telle cellule et recevoir une alimentation minimale selon le régime décrit.
Le texte énumère enfin certains cas de sanctions extrajudiciaires ou sacerdotales : celui qui vole un vase sacré du Temple, celui qui prononce une malédiction au moyen d’une formule magique, et celui qui a une relation avec une femme araméenne peuvent, selon cette règle ancienne, être frappés par des zélotes sur le fait. Un prêtre qui officie en état d’impureté n’est pas traduit devant le tribunal par ses collègues, mais de jeunes prêtres le font sortir de la cour et le mettent à mort selon la procédure décrite. Un non-prêtre qui officie dans le sanctuaire est passible de strangulation selon Rabbi Aqiva ; les sages disent que sa peine relève de la main du Ciel.
Passerelles
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