Les témoins sont interrogés au moyen de sept questions fondamentales : dans quel cycle sabbatique, quelle année, quel mois, quel jour du mois, quel jour de la semaine, à quelle heure et en quel lieu. Rabbi Yossi réduit ces questions à : quel jour, quelle heure et quel lieu. On leur demande aussi s’ils reconnaissent l’accusé et s’ils l’ont averti avant l’acte. Dans un cas d’idolâtrie, on demande quel culte il a servi et de quelle manière.
Mishnah · Nezikin · Sanhedrin
Mishnah Sanhedrin — chapitre 5
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Provenance : texte hébreu de la Mishnah via Wikisource hébraïque, copie figée le 18 septembre 2026. La page source et ses conditions de réutilisation restent la référence de provenance. Aucune traduction moderne n’a servi de pivot.
Plus les juges approfondissent les vérifications, plus cela est louable. On raconte que Ben Zakkaï interrogea jusque sur les queues de figues. Quelle différence entre les enquêtes fondamentales et les vérifications secondaires ? Pour une question fondamentale, si un seul témoin dit « je ne sais pas », le témoignage est annulé. Pour une vérification secondaire, même si un ou deux disent « je ne sais pas », le témoignage peut subsister. Mais, dans les deux catégories, si les témoins se contredisent, le témoignage est annulé.
Si l’un dit que l’événement eut lieu le deuxième jour du mois et l’autre le troisième, le témoignage peut subsister, car l’un peut connaître l’intercalation du mois et l’autre l’ignorer. Si l’un dit le troisième et l’autre le cinquième, il est annulé. Si l’un dit à la deuxième heure et l’autre à la troisième, il subsiste ; à la troisième contre la cinquième, il est annulé selon le premier avis, mais Rabbi Yehouda le maintient. À la cinquième contre la septième, il est annulé, car à la cinquième heure le soleil est encore à l’est et à la septième il est déjà à l’ouest.
On fait ensuite entrer le second témoin et on l’examine. Si les récits concordent, on commence à chercher des arguments en faveur de l’accusé. Si un témoin dit : « J’ai un argument en sa faveur », ou si un élève veut enseigner à charge, on le fait taire. Si un élève dit : « J’ai un argument en sa faveur », on le fait monter parmi les juges et il y reste toute la journée ; si son argument a du poids, on l’écoute. L’accusé lui-même peut également présenter un argument en sa faveur, à condition qu’il soit substantiel.
Si un argument en faveur est trouvé, l’accusé est libéré. Sinon, l’affaire est reportée au lendemain. Les juges se réunissent par paires, mangent moins, ne boivent pas de vin de toute la journée et débattent toute la nuit. Le lendemain, chacun rappelle sa position ; celui qui avait condamné peut passer à l’acquittement, mais celui qui avait acquitté ne peut passer à la condamnation. Les scribes rappellent les positions en cas d’erreur. Si l’on trouve un motif d’acquittement, on libère. Sinon, on vote. Douze pour acquitter contre onze pour condamner : acquittement. Douze pour condamner contre onze pour acquitter ne suffit pas nécessairement à condamner selon les règles de majorité aggravée ; si un juge dit « je ne sais pas », on ajoute des juges. On les ajoute deux par deux jusqu’à soixante et onze. Trente-six pour acquitter contre trente-cinq pour condamner : acquittement. Trente-six pour condamner contre trente-cinq pour acquitter ne suffit pas encore ; ils poursuivent la délibération jusqu’à ce qu’un des juges à charge rejoigne l’acquittement.
Passerelles
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