Le grand prêtre peut juger et être jugé, témoigner et faire l’objet d’un témoignage. Il accomplit la halitsa et on peut accomplir la halitsa avec sa veuve ; sa veuve peut être soumise au lévirat, mais lui-même ne pratique pas le lévirat, car il lui est interdit d’épouser une veuve. Lorsqu’un proche meurt, il ne suit pas directement le cercueil : selon Rabbi Meïr, lorsque le cortège se cache il apparaît, et lorsqu’il apparaît il se cache, et il les accompagne jusqu’à la porte de la ville. Rabbi Yehouda dit qu’il ne sort pas du sanctuaire. Lorsqu’il console les autres, le peuple passe devant lui et le responsable se tient entre lui et le peuple. Lorsqu’on le console, tous lui disent : « Nous sommes ton expiation », et il répond : « Soyez bénis du Ciel. » Au repas de consolation, le peuple s’assied à terre et lui sur un banc.
Mishnah · Nezikin · Sanhedrin
Mishnah Sanhedrin — chapitre 2
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Provenance : texte hébreu de la Mishnah via Wikisource hébraïque, copie figée le 18 septembre 2026. La page source et ses conditions de réutilisation restent la référence de provenance. Aucune traduction moderne n’a servi de pivot.
Le roi ne juge pas et n’est pas jugé, ne témoigne pas et on ne témoigne pas à son sujet, n’accomplit pas la halitsa et on ne l’accomplit pas avec sa veuve. Il ne pratique pas le lévirat et sa veuve n’est pas prise en lévirat. Rabbi Yehouda dit : s’il veut accomplir halitsa ou lévirat, qu’il soit retenu pour le bien ; les sages disent qu’on ne l’écoute pas. On n’épouse pas la veuve d’un roi. Rabbi Yehouda dit qu’un roi peut épouser la veuve d’un autre roi, comme David épousa les femmes de Saül selon le verset cité.
Lorsqu’un proche du roi meurt, il ne sort pas de l’entrée de son palais. Rabbi Yehouda dit : s’il veut suivre le cercueil, il le peut, comme David suivit la dépouille d’Abner. Les sages répondent que David ne l’avait fait que pour apaiser le peuple. Lorsqu’on lui sert le repas de consolation, tout le peuple s’assied à terre et le roi s’assied sur un lit bas ou siège élevé prévu à cet effet.
Le roi ne mène une guerre facultative qu’avec l’autorisation d’un tribunal de soixante et onze. Il peut ouvrir un chemin royal à travers des propriétés et personne ne peut s’y opposer ; la voie royale n’a pas de largeur fixe. Le butin est placé devant lui et il prend une part en premier. Il ne multiplie pas les femmes au-delà de dix-huit selon le premier avis. Rabbi Yehouda dit qu’il peut en avoir davantage si elles ne détournent pas son cœur ; Rabbi Shimon dit que même une seule qui détourne son cœur lui est interdite. Il ne multiplie pas les chevaux au-delà de ce qui est nécessaire à ses chars, ni l’argent et l’or au-delà de ce qui est nécessaire à l’entretien de son armée. Il écrit pour lui un rouleau de Torah personnel. Il l’emporte en guerre, à son retour, lorsqu’il siège en jugement et lorsqu’il prend son repas, selon le verset : « Il sera avec lui et il y lira tous les jours de sa vie. »
On ne monte pas sur le cheval du roi, on ne s’assied pas sur son trône, on n’utilise pas son sceptre. On ne le regarde pas lorsqu’il se fait couper les cheveux, lorsqu’il est nu ni lorsqu’il est aux bains, en application du commandement : « Tu établiras sur toi un roi », afin que son autorité inspire le respect.
Passerelles
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