Les affaires pécuniaires sont jugées par trois juges. Les vols et les blessures, par trois. Les dommages, le demi-dommage, le double paiement et les paiements quadruple et quintuple, par trois. Le viol, la séduction et la diffamation d’une épouse, par trois, selon Rabbi Meïr. Les sages disent que la diffamation d’une épouse est jugée par vingt-trois, parce qu’elle peut entraîner une procédure capitale.
Mishnah · Nezikin · Sanhedrin
Mishnah Sanhedrin — chapitre 1
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Provenance : texte hébreu de la Mishnah via Wikisource hébraïque, copie figée le 18 septembre 2026. La page source et ses conditions de réutilisation restent la référence de provenance. Aucune traduction moderne n’a servi de pivot.
Les peines de coups sont jugées par trois ; au nom de Rabbi Yishmaël, on a dit : par vingt-trois. L’intercalation du mois est décidée par trois. L’intercalation de l’année est décidée par trois selon Rabbi Meïr. Rabban Shimon ben Gamliel dit : on commence à trois, on délibère à cinq et on conclut à sept. Si trois seulement ont conclu, l’année est néanmoins intercalée.
L’imposition des mains des anciens et le rite de la génisse à la nuque brisée se font devant trois selon Rabbi Shimon ; Rabbi Yehouda dit devant cinq. La halitsa et le refus matrimonial se font devant trois. L’évaluation d’une plantation de quatrième année ou d’une seconde dîme dont la valeur n’est pas connue se fait devant trois. Les biens consacrés sont évalués par trois. Les évaluations portant sur des biens mobiliers, par trois ; Rabbi Yehouda dit qu’un des trois doit être prêtre. Pour les terrains, neuf personnes plus un prêtre. L’évaluation d’une personne suit la même règle.
Les affaires capitales sont jugées par vingt-trois. Le cas de l’animal impliqué dans un acte sexuel et celui de l’être humain impliqué avec lui sont jugés par vingt-trois, conformément aux versets. Un bœuf condamné à la lapidation est jugé par vingt-trois : comme la mort du propriétaire, ainsi la mort du bœuf. Le loup, le lion, l’ours, le léopard, le bardelas et le serpent sont également jugés par vingt-trois selon le premier avis. Rabbi Éliézer dit : quiconque les tue le premier acquiert le mérite prévu. Rabbi Aqiva dit : leur mise à mort relève de vingt-trois juges.
On ne juge une tribu, un faux prophète ni un grand prêtre qu’au moyen d’un tribunal de soixante et onze. On ne lance pas une guerre facultative sans tribunal de soixante et onze. On n’agrandit pas Jérusalem ou les cours du sanctuaire sans tribunal de soixante et onze. On ne crée pas de sanhédrins pour les tribus sans tribunal de soixante et onze. On ne traite une ville comme ville apostate qu’au moyen de soixante et onze. On n’établit pas une ville apostate sur une frontière, ni trois à la fois ; on peut en établir une ou deux selon ce régime.
Le Grand Sanhédrin compte soixante et onze membres ; un petit sanhédrin, vingt-trois. D’où vient le nombre soixante et onze ? De « rassemble-moi soixante-dix hommes parmi les anciens d’Israël », auxquels Moïse s’ajoute. Rabbi Yehouda dit : soixante. Pour vingt-trois, la Mishnah déduit deux assemblées de dix, l’une pour condamner et l’autre pour acquitter, puis trois juges supplémentaires afin qu’une condamnation exige une majorité de deux et que le tribunal ne soit pas pair. Une ville doit compter cent vingt habitants pour avoir un sanhédrin selon le premier avis ; Rabbi Nehemia dit deux cent trente, correspondant à des chefs de dizaines.
Passerelles
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