Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
S0 · édition évolutive7 mishnayotHébreu · français
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et identification botanique systématiques à poursuivre avant tout statut supérieur.
Dans une plate-bande de six palmes sur six, on peut semer cinq espèces : quatre sur les quatre côtés et une au centre. Si elle possède une bordure haute d’un palme, on peut y en semer treize : trois sur chaque côté de la bordure et une au centre. On ne plantera pas une tête de navet dans la bordure, car elle la remplirait. Rabbi Yehouda dit : six espèces au centre.
Note philologique. La géométrie de la plate-bande est un cas classique de séparation visuelle entre espèces. Le statut S1 devra intégrer un schéma.
On ne sème pas toutes les espèces de graines dans une telle plate-bande, mais on peut y semer toutes les espèces de légumes. La moutarde et les petits pois dits shoufin sont classés parmi les graines ; les gros pois dits gamlanin parmi les légumes. Une bordure qui était haute d’un palme puis s’est affaissée reste valable, puisqu’elle était valable à l’origine. Dans un sillon ou un canal profond d’un palme, on peut semer trois espèces : une d’un côté, une de l’autre, une au milieu.
Si la pointe d’une rangée de légumes entre dans un champ d’un autre légume, c’est permis, car elle apparaît comme la fin de son champ. Si son champ est semé de légumes et qu’il veut y planter une rangée d’un autre légume, Rabbi Yishmaël exige que le sillon traverse le champ d’un bout à l’autre. Rabbi Aqiva exige une longueur de six palmes et toute la largeur du sillon. Rabbi Yehouda exige une largeur égale à celle d’un sabot.
On peut planter deux rangées de qishut, deux rangées de courges et deux rangées de fèves d’Égypte. Mais une rangée de qishut, une de courges et une de fèves d’Égypte est interdite. Une rangée de qishut, une de courges, une de fèves d’Égypte et une autre de qishut : Rabbi Eliezer permet, les sages interdisent.
On peut planter un qishut et une courge dans une même fosse, à condition que l’un soit dirigé d’un côté et l’autre de l’autre côté, et que le feuillage de l’un soit conduit par ici et celui de l’autre par là. Car les interdictions établies par les sages dans ce domaine visent notamment l’apparence extérieure du mélange.
Si son champ est planté d’oignons et qu’il veut y établir des rangées de courges, Rabbi Yishmaël dit : il arrache l’espace de deux rangées et plante une rangée de courges, laisse des oignons sur la largeur de deux rangées, puis recommence. Rabbi Aqiva dit : il arrache deux rangées et en plante deux de courges, laisse deux rangées d’oignons, puis recommence. Les sages disent : s’il n’y a pas douze coudées entre une rangée de courges et la suivante, il ne peut maintenir les cultures intermédiaires.
Une courge parmi des légumes est traitée comme un légume ; parmi des céréales, on lui réserve un beit-rova. Si son champ est en céréales et qu’il veut y planter une rangée de courges, on lui laisse six palmes d’espace de service. Si les courges s’étendent davantage, il doit arracher devant elles. Rabbi Yossi exige quatre coudées. On lui dit : rendrais-tu la courge plus stricte que la vigne ? Il répond : nous trouvons pourtant que la courge isolée peut être plus stricte, puisque pour une vigne isolée six palmes suffisent, tandis qu’une courge isolée exige un beit-rova. Rabbi Meïr rapporte au nom de Rabbi Yishmaël : trois courges dans un beit-seah empêchent d’y semer autre chose. Rabbi Yossi ben Hahotef d’Efrat rapporte au nom de Rabbi Yishmaël : trois courges dans un beit-kor empêchent d’y semer autre chose.