Mishnah · Nashim · Kiddushin

Mishnah Kiddushin — chapitre 3

Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.

S0 · édition évolutive13 mishnayotHébreu · français

Provenance : Torat Emet 357 via une copie locale figée issue de Sefaria. Traduction française originale établie directement sur l’hébreu ; aucune traduction moderne n’a servi de pivot.

Kiddushin 3,1
הָאוֹמֵר לַחֲבֵרוֹ, צֵא וְקַדֵּשׁ לִי אִשָּׁה פְלוֹנִית וְהָלַךְ וְקִדְּשָׁהּ לְעַצְמוֹ, מְקֻדֶּשֶׁת. וְכֵן הָאוֹמֵר לְאִשָּׁה, הֲרֵי אַתְּ מְקֻדֶּשֶׁת לִי לְאַחַר שְׁלשִׁים יוֹם, וּבָא אַחֵר וְקִדְּשָׁהּ בְּתוֹךְ שְׁלשִׁים יוֹם, מְקֻדֶּשֶׁת לַשֵּׁנִי. בַּת יִשְׂרָאֵל לְכֹהֵן, תֹּאכַל בַּתְּרוּמָה. מֵעַכְשָׁיו וּלְאַחַר שְׁלשִׁים יוֹם, וּבָא אַחֵר וְקִדְּשָׁהּ בְּתוֹךְ שְׁלשִׁים יוֹם, מְקֻדֶּשֶׁת וְאֵינָהּ מְקֻדֶּשֶׁת. בַּת יִשְׂרָאֵל לְכֹהֵן אוֹ בַת כֹּהֵן לְיִשְׂרָאֵל, לֹא תֹאכַל בַּתְּרוּמָה:

Celui qui dit à son prochain : « Va me consacrer telle femme », et que celui-ci va la consacrer pour lui-même, l’a effectivement consacrée pour lui-même. De même, si un homme dit à une femme : « Tu seras consacrée pour moi dans trente jours », et qu’un autre la consacre pendant ces trente jours, elle est consacrée au second ; si elle est fille d’Israël et que le second est prêtre, elle peut manger de la terouma. S’il dit : « Dès maintenant et dans trente jours », et qu’un autre la consacre entre-temps, son statut reste incertain : consacrée et non consacrée. Qu’elle soit fille d’Israël promise à un prêtre ou fille de prêtre promise à un Israélite, elle ne mange pas de la terouma.

Kiddushin 3,2
הָאוֹמֵר לְאִשָּׁה, הֲרֵי אַתְּ מְקֻדֶּשֶׁת לִי עַל מְנָת שֶׁאֶתֵּן לָךְ מָאתַיִם זוּז, הֲרֵי זוֹ מְקֻדֶּשֶׁת וְהוּא יִתֵּן. עַל מְנָת שֶׁאֶתֵּן לָךְ מִכָּאן וְעַד שְׁלשִׁים יוֹם, נָתַן לָהּ בְּתוֹךְ שְׁלשִׁים, מְקֻדֶּשֶׁת. וְאִם לָאו, אֵינָהּ מְקֻדֶּשֶׁת. עַל מְנָת שֶׁיֶּשׁ לִי מָאתַיִם זוּז, הֲרֵי זוֹ מְקֻדֶּשֶׁת וְיֶשׁ לוֹ. עַל מְנָת שֶׁאַרְאֵךְ מָאתַיִם זוּז, הֲרֵי זוֹ מְקֻדֶּשֶׁת וְיַרְאֶה לָהּ. וְאִם הֶרְאָהּ עַל הַשֻּׁלְחָן, אֵינָהּ מְקֻדֶּשֶׁת:

Celui qui dit à une femme : « Tu es consacrée pour moi à condition que je te donne deux cents zouz » réalise les kiddushin, à charge pour lui de les donner. S’il précise : « à condition que je te les donne d’ici trente jours », les kiddushin prennent effet s’il les donne dans ce délai, sinon non. S’il dit : « à condition que j’aie deux cents zouz », les kiddushin prennent effet à condition qu’il les possède. S’il dit : « à condition que je te montre deux cents zouz », ils prennent effet à condition qu’il les lui montre ; s’il lui montre de l’argent posé sur la table d’un autre, ils ne prennent pas effet.

Kiddushin 3,3
עַל מְנָת שֶׁיֶּשׁ לִי בֵית כּוֹר עָפָר, הֲרֵי זוֹ מְקֻדֶּשֶׁת וְיֶשׁ לוֹ. עַל מְנָת שֶׁיֶּשׁ לִי בְמָקוֹם פְּלוֹנִי, אִם יֶשׁ לוֹ בְאוֹתוֹ מָקוֹם, מְקֻדֶּשֶׁת. וְאִם לָאו, אֵינָהּ מְקֻדֶּשֶׁת. עַל מְנָת שֶׁאַרְאֵךְ בֵּית כּוֹר עָפָר, הֲרֵי זוֹ מְקֻדֶּשֶׁת וְיַרְאֶנָּה. וְאִם הֶרְאָהּ בַּבִּקְעָה, אֵינָהּ מְקֻדֶּשֶׁת:

Celui qui dit : « à condition que je possède un beit-kor de terre » réalise les kiddushin à condition qu’il possède effectivement cette superficie. S’il précise un endroit déterminé, il doit la posséder à cet endroit. S’il dit : « à condition que je te montre un beit-kor de terre », il doit lui montrer une terre qui lui appartient ; s’il lui montre simplement une vaste étendue dans la plaine, les kiddushin ne prennent pas effet.

Kiddushin 3,4
רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר, כָּל תְּנַאי שֶׁאֵינוֹ כִתְנַאי בְּנֵי גָד וּבְנֵי רְאוּבֵן, אֵינוֹ תְנַאי, שֶׁנֶּאֱמַר (במדבר לב), וַיֹּאמֶר משֶׁה אֲלֵהֶם אִם יַעַבְרוּ בְנֵי גָד וּבְנֵי רְאוּבֵן, וּכְתִיב, וְאִם לֹא יַעַבְרוּ חֲלוּצִים. רַבִּי חֲנִינָא בֶן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר, צָרִיךְ הָיָה הַדָּבָר לְאָמְרוֹ, שֶׁאִלְמָלֵא כֵן, יֵשׁ בְּמַשְׁמַע שֶׁאֲפִלּוּ בְאֶרֶץ כְּנַעַן לֹא יִנְחָלוּ:

Rabbi Meïr dit : toute condition qui n’est pas formulée comme celle posée aux fils de Gad et de Ruben n’est pas une véritable condition, car Moïse dit d’abord : « Si les fils de Gad et les fils de Ruben passent armés », puis : « Mais s’ils ne passent pas armés ». Rabbi Hanina ben Gamliel répond que la seconde formulation était nécessaire ; autrement, on aurait pu comprendre qu’ils n’auraient même pas reçu d’héritage dans le pays de Canaan.

Kiddushin 3,5
הַמְקַדֵּשׁ אֶת הָאִשָּׁה וְאָמַר, כְּסָבוּר הָיִיתִי שֶׁהִיא כֹהֶנֶת וַהֲרֵי הִיא לְוִיָּה, לְוִיָּה וַהֲרֵי הִיא כֹהֶנֶת, עֲנִיָּה וַהֲרֵי הִיא עֲשִׁירָה, עֲשִׁירָה וַהֲרֵי הִיא עֲנִיָּה, הֲרֵי זוֹ מְקֻדֶּשֶׁת, מִפְּנֵי שֶׁלֹּא הִטְעַתּוּ. הָאוֹמֵר לְאִשָּׁה, הֲרֵי אַתְּ מְקֻדֶּשֶׁת לִי לְאַחַר שֶׁאֶתְגַּיֵּר אוֹ לְאַחַר שֶׁתִּתְגַּיְּרִי, לְאַחַר שֶׁאֶשְׁתַּחְרֵר אוֹ לְאַחַר שֶׁתִּשְׁתַּחְרְרִי, לְאַחַר שֶׁיָּמוּת בַּעֲלֵךְ אוֹ לְאַחַר שֶׁתָּמוּת אֲחוֹתֵךְ, לְאַחַר שֶׁיַּחֲלֹץ לָךְ יְבָמֵךְ, אֵינָהּ מְקֻדֶּשֶׁת. וְכֵן הָאוֹמֵר לַחֲבֵרוֹ, אִם יָלְדָה אִשְׁתְּךָ נְקֵבָה הֲרֵי הִיא מְקֻדֶּשֶׁת לִי, אֵינָהּ מְקֻדֶּשֶׁת. אִם הָיְתָה אֵשֶׁת חֲבֵרוֹ מְעֻבֶּרֶת וְהֻכַּר עֻבָּרָהּ, דְּבָרָיו קַיָּמִין, וְאִם יָלְדָה נְקֵבָה, מְקֻדֶּשֶׁת:

Celui qui consacre une femme puis dit : « Je pensais qu’elle était fille de prêtre, et elle est lévite », ou l’inverse ; « pauvre, et elle est riche », ou l’inverse, a néanmoins réalisé des kiddushin valides, car elle ne l’a pas trompé. Celui qui dit à une femme : « Tu seras consacrée pour moi après ma conversion », ou après sa conversion à elle ; après son affranchissement ou le sien ; après la mort de son mari, après la mort de sa sœur, ou après la halitsa de son lévir, ne réalise pas de kiddushin valides. De même, celui qui dit à son prochain : « Si ta femme met au monde une fille, elle sera consacrée pour moi » ne réalise rien ; mais si la femme est déjà enceinte et que la grossesse est visible, la stipulation est valable et, si elle met au monde une fille, celle-ci est consacrée.

Kiddushin 3,6
הָאוֹמֵר לְאִשָּׁה הֲרֵי אַתְּ מְקֻדֶּשֶׁת לִי עַל מְנָת שֶׁאֲדַבֵּר עָלַיִךְ לַשִּׁלְטוֹן וְאֶעֱשֶׂה עִמָּךְ כְּפוֹעֵל, דִּבֶּר עָלֶיהָ לַשִּׁלְטוֹן וְעָשָׂה עִמָּהּ כְּפוֹעֵל, מְקֻדֶּשֶׁת. וְאִם לָאו, אֵינָהּ מְקֻדֶּשֶׁת. עַל מְנָת שֶׁיִּרְצֶה אַבָּא, רָצָה הָאָב, מְקֻדֶּשֶׁת. וְאִם לָאו אֵינָה מְקֻדֶּשֶׁת. מֵת הָאָב, הֲרֵי זוֹ מְקֻדֶּשֶׁת. מֵת הַבֵּן, מְלַמְּדִין הָאָב לוֹמַר שֶׁאֵינוֹ רוֹצֶה:

Celui qui dit à une femme : « Tu es consacrée pour moi à condition que j’intervienne en ta faveur auprès du gouverneur et que je travaille pour toi comme ouvrier » réalise les kiddushin s’il accomplit effectivement ces deux choses ; sinon non. S’il dit : « à condition que mon père y consente », elle est consacrée si le père consent ; sinon non. Si le père meurt avant d’avoir exprimé son refus, elle est consacrée. Si le fils meurt, on apprend au père à déclarer qu’il ne consent pas.

Kiddushin 3,7
קִדַּשְׁתִּי אֶת בִּתִּי וְאֵינִי יוֹדֵעַ לְמִי קִדַּשְׁתִּיהָ, וּבָא אֶחָד וְאָמַר אֲנִי קִדַּשְׁתִּיהָ, נֶאֱמָן. זֶה אָמַר אֲנִי קִדַּשְׁתִּיהָ וְזֶה אָמַר אֲנִי קִדַּשְׁתִּיהָ, שְׁנֵיהֶם נוֹתְנִים גֵּט. וְאִם רָצוּ, אֶחָד נוֹתֵן גֵּט וְאֶחָד כּוֹנֵס:

Un père dit : « J’ai consacré ma fille, mais je ne sais pas à qui. » Si un homme se présente en disant : « C’est moi qui l’ai consacrée », il est cru. Si deux hommes disent chacun : « C’est moi qui l’ai consacrée », tous deux doivent lui donner un acte de divorce. S’ils le souhaitent, l’un peut lui donner le divorce et l’autre l’épouser.

Kiddushin 3,8
קִדַּשְׁתִּי אֶת בִּתִּי, קִדַּשְׁתִּיהָ וְגֵרַשְׁתִּיהָ כְּשֶׁהִיא קְטַנָּה, וַהֲרֵי הִיא קְטַנָּה, נֶאֱמָן. קִדַּשְׁתִּיהָ וְגֵרַשְׁתִּיהָ כְּשֶׁהִיא קְטַנָּה, וַהֲרֵי הִיא גְדוֹלָה, אֵינוֹ נֶאֱמָן. נִשְׁבֵּית וּפְדִיתִיהָ, בֵּין שֶׁהִיא קְטַנָּה בֵּין שֶׁהִיא גְדוֹלָה, אֵינוֹ נֶאֱמָן. מִי שֶׁאָמַר בִּשְׁעַת מִיתָתוֹ, יֶשׁ לִי בָנִים, נֶאֱמָן. יֶשׁ לִי אַחִים, אֵינוֹ נֶאֱמָן. הַמְקַדֵּשׁ אֶת בִּתּוֹ סְתָם, אֵין הַבּוֹגְרוֹת בִּכְלָל:

Un père qui dit, au sujet de sa fille encore mineure : « Je l’ai consacrée », ou « Je l’ai consacrée puis divorcée lorsqu’elle était mineure », est cru tant qu’elle est encore mineure. S’il le dit alors qu’elle est devenue majeure, il n’est plus cru. S’il affirme qu’elle a été captive et qu’il l’a rachetée, il n’est cru ni lorsqu’elle est mineure ni lorsqu’elle est majeure. Celui qui dit à l’heure de sa mort : « J’ai des fils » est cru ; s’il dit : « J’ai des frères », il n’est pas cru. Celui qui consacre sa fille sans autre précision n’inclut pas ses filles déjà adultes.

Kiddushin 3,9
מִי שֶׁיֶּשׁ לוֹ שְׁתֵּי כִתֵּי בָנוֹת מִשְּׁתֵּי נָשִׁים, וְאָמַר קִדַּשְׁתִּי אֶת בִּתִּי הַגְּדוֹלָה וְאֵינִי יוֹדֵעַ אִם גְּדוֹלָה שֶׁבַּגְּדוֹלוֹת אוֹ גְדוֹלָה שֶׁבַּקְּטַנּוֹת, אוֹ קְטַנָּה שֶׁבַּגְּדוֹלוֹת שֶׁהִיא גְדוֹלָה מִן הַגְּדוֹלָה שֶׁבַּקְּטַנּוֹת, כֻּלָּן אֲסוּרוֹת, חוּץ מִן הַקְּטַנָּה שֶׁבַּקְּטַנּוֹת, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר, כֻּלָּן מֻתָּרוֹת, חוּץ מִן הַגְּדוֹלָה שֶׁבַּגְּדוֹלוֹת. קִדַּשְׁתִּי אֶת בִּתִּי הַקְּטַנָּה וְאֵינִי יוֹדֵעַ אִם קְטַנָּה שֶׁבַּקְּטַנּוֹת אוֹ קְטַנָּה שֶׁבַּגְּדוֹלוֹת, אוֹ גְדוֹלָה שֶׁבַּקְּטַנּוֹת שֶׁהִיא קְטַנָּה מִן הַקְּטַנּוֹת שֶׁבַּגְּדוֹלוֹת, כֻּלָּן אֲסוּרוֹת, חוּץ מִן הַגְּדוֹלָה שֶׁבַּגְּדוֹלוֹת, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר, כֻּלָּן מֻתָּרוֹת, חוּץ מִן הַקְּטַנָּה שֶׁבַּקְּטַנּוֹת:

Un homme a deux groupes de filles nées de deux femmes. S’il dit : « J’ai consacré ma fille aînée » sans savoir s’il s’agit de l’aînée du groupe des grandes, de l’aînée du groupe des petites, ou encore de la plus jeune du groupe des grandes qui reste plus âgée que l’aînée des petites, Rabbi Meïr interdit toutes les filles sauf la plus jeune du groupe des petites ; Rabbi Yossi les permet toutes sauf l’aînée du groupe des grandes. S’il dit : « J’ai consacré ma fille la plus jeune » sans savoir s’il s’agit de la plus jeune des petites, de la plus jeune des grandes, ou de l’aînée des petites qui reste plus jeune que les petites du groupe des grandes, Rabbi Meïr interdit toutes les filles sauf l’aînée du groupe des grandes ; Rabbi Yossi les permet toutes sauf la plus jeune du groupe des petites.

Kiddushin 3,10
הָאוֹמֵר לְאִשָּׁה, קִדַּשְׁתִּיךְ, וְהִיא אוֹמֶרֶת לֹא קִדַּשְׁתָּנִי, הוּא אָסוּר בִּקְרוֹבוֹתֶיהָ, וְהִיא מֻתֶּרֶת בִּקְרוֹבָיו. הִיא אוֹמֶרֶת קִדַּשְׁתָּנִי וְהוּא אוֹמֵר לֹא קִדַּשְׁתִּיךְ, הוּא מֻתָּר בִּקְרוֹבוֹתֶיהָ, וְהִיא אֲסוּרָה בִקְרוֹבָיו. קִדַּשְׁתִּיךְ, וְהִיא אוֹמֶרֶת לֹא קִדַּשְׁתָּ אֶלָּא בִתִּי, הוּא אָסוּר בִּקְרוֹבוֹת גְּדוֹלָה, וּגְדוֹלָה מֻתֶּרֶת בִּקְרוֹבָיו. הוּא מֻתָּר בִּקְרוֹבוֹת קְטַנָּה, וּקְטַנָּה מֻתֶּרֶת בִּקְרוֹבָיו:

Un homme dit à une femme : « Je t’ai consacrée », et elle répond : « Tu ne m’as pas consacrée » : lui s’interdit ses proches parentes, tandis qu’elle reste permise à ses proches à lui. Si elle dit : « Tu m’as consacrée » et lui : « Je ne t’ai pas consacrée », lui reste permis à ses proches parentes, tandis qu’elle s’interdit ses proches à lui. S’il dit : « Je t’ai consacrée », et qu’elle répond : « Tu n’as consacré que ma fille », il s’interdit les parentes de la mère, tandis que la mère reste permise à ses proches ; il reste permis aux parentes de la fille, et la fille reste permise à ses proches.

Kiddushin 3,11
קִדַּשְׁתִּי אֶת בִּתֵּךְ, וְהִיא אוֹמֶרֶת לֹא קִדַּשְׁתָּ אֶלָּא אוֹתִי, הוּא אָסוּר בִּקְרוֹבוֹת קְטַנָּה, וּקְטַנָּה מֻתֶּרֶת בִּקְרוֹבָיו, הוּא מֻתָּר בִּקְרוֹבוֹת גְּדוֹלָה, וּגְדוֹלָה אֲסוּרָה בִקְרוֹבָיו:

S’il dit à une femme : « J’ai consacré ta fille », et qu’elle répond : « Tu n’as consacré que moi », il s’interdit les parentes de la fille, tandis que la fille reste permise à ses proches ; il reste permis aux parentes de la mère, tandis que la mère s’interdit ses proches à lui.

Kiddushin 3,12
כָּל מָקוֹם שֶׁיֵּשׁ קִדּוּשִׁין וְאֵין עֲבֵרָה, הַוָּלָד הוֹלֵךְ אַחַר הַזָּכָר. וְאֵיזֶה, זוֹ כֹהֶנֶת, לְוִיָּה וְיִשְׂרְאֵלִית שֶׁנִּשְּׂאוּ לְכֹהֵן וּלְלֵוִי וּלְיִשְׂרָאֵל. וְכָל מָקוֹם שֶׁיֵּשׁ קִדּוּשִׁין וְיֵשׁ עֲבֵרָה, הַוָּלָד הוֹלֵךְ אַחַר הַפָּגוּם. וְאֵיזוֹ, זוֹ אַלְמָנָה לְכֹהֵן גָּדוֹל, גְּרוּשָׁה וַחֲלוּצָה לְכֹהֵן הֶדְיוֹט, מַמְזֶרֶת וּנְתִינָה לְיִשְׂרָאֵל, בַּת יִשְׂרָאֵל לְמַמְזֵר וּלְנָתִין. וְכָל מִי שֶׁאֵין לָהּ עָלָיו קִדּוּשִׁין אֲבָל יֶשׁ לָהּ עַל אֲחֵרִים קִדּוּשִׁין, הַוָּלָד מַמְזֵר. וְאֵיזֶה, זֶה הַבָּא עַל אַחַת מִכָּל הָעֲרָיוֹת שֶׁבַּתּוֹרָה. וְכָל מִי שֶׁאֵין לָהּ לֹא עָלָיו וְלֹא עַל אֲחֵרִים קִדּוּשִׁין, הַוָּלָד כְּמוֹתָהּ. וְאֵיזֶה, זֶה וְלַד שִׁפְחָה וְנָכְרִית:

Chaque fois que les kiddushin sont valides et qu’aucune union interdite n’est en cause, l’enfant suit le statut du père ; c’est le cas d’une fille de prêtre, d’une lévite ou d’une Israélite mariée à un prêtre, un lévite ou un Israélite. Lorsque les kiddushin sont valides mais que l’union est interdite, l’enfant suit le statut le plus défavorable : ainsi d’une veuve avec un grand prêtre, d’une divorcée ou d’une femme ayant accompli la halitsa avec un prêtre ordinaire, d’une mamzeret ou d’une natin avec un Israélite, ou d’une fille d’Israël avec un mamzer ou un natin. Lorsqu’aucun kiddushin n’est possible avec cet homme, alors qu’il le serait avec d’autres, l’enfant est mamzer : c’est le cas d’une union avec l’une des parentes interdites par la Torah. Lorsqu’aucun kiddushin n’est possible ni avec cet homme ni avec aucun autre Israélite, l’enfant suit le statut de la mère : c’est le cas de l’enfant d’une esclave ou d’une non-Juive.

Kiddushin 3,13
רַבִּי טַרְפוֹן אוֹמֵר, יְכוֹלִין מַמְזֵרִים לִטַּהֵר. כֵּיצַד. מַמְזֵר שֶׁנָּשָׂא שִׁפְחָה, הַוָּלָד עֶבֶד. שִׁחְרְרוֹ, נִמְצָא הַבֵּן בֶּן חוֹרִין. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר, הֲרֵי זֶה עֶבֶד מַמְזֵר:

Rabbi Tarfon dit que des mamzerim peuvent faire disparaître ce statut de leur descendance. Comment ? Un mamzer épouse une esclave : l’enfant est esclave ; s’il l’affranchit, le fils devient libre. Rabbi Éliézer dit : il reste un esclave mamzer.

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