Autour des puits, on peut former une enceinte au moyen de quatre doubles poteaux d’angle, qui apparaissent comme huit côtés : paroles de Rabbi Yehouda. Rabbi Meïr exige huit éléments, qui apparaissent comme douze : quatre doubles poteaux d’angle et quatre poteaux droits. Ils doivent avoir dix palmes de hauteur, six de largeur et peuvent avoir n’importe quelle épaisseur. Selon Rabbi Meïr, l’espace entre eux peut laisser passer deux attelages de trois bœufs chacun ; Rabbi Yehouda permet deux attelages de quatre, les animaux étant attachés et disposés de sorte que l’un entre tandis que l’autre sort.
Mishnah · Moed · Eruvin
Mishnah Eruvin — chapitre 2
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et annotation à poursuivre avant tout statut supérieur.
On peut rapprocher les poteaux du puits, à condition qu’une vache puisse avoir la tête et la majeure partie du corps à l’intérieur pendant qu’elle boit. On peut aussi les éloigner autant qu’on veut, à condition d’ajouter suffisamment de poteaux.
Rabbi Yehouda limite l’espace entouré à un beit-sataïm. On lui répondit que cette limite concerne un jardin ou un karpef ; pour un parc à bétail, une cour de troupeau, un dépôt ou une cour habitée, même une surface de cinq ou dix kor peut être permise. Autour d’un puits aussi, on peut éloigner les poteaux autant que nécessaire à condition d’en augmenter le nombre.
Rabbi Yehouda dit : si une voie publique traverse entre les poteaux du puits, il faut la détourner sur les côtés. Les sages disent que ce n’est pas nécessaire. Pour une citerne publique, un puits public ou un puits privé, Rabbi Aqiva permet le système de poteaux ; pour une citerne privée, il exige une vraie séparation de dix palmes. Rabbi Yehouda ben Bava limite les poteaux au seul puits public et exige pour les autres une enceinte continue de dix palmes.
Rabbi Yehouda ben Bava dit encore : un jardin ou un karpef d’environ soixante-dix coudées et un peu plus sur autant, entouré d’une clôture de dix palmes, permet le transport à l’intérieur à condition qu’il contienne une loge de garde, une habitation ou qu’il soit proche de la ville. Rabbi Yehouda dit qu’une citerne, une fosse ou une grotte suffit. Rabbi Aqiva permet même sans aucun de ces éléments si la surface reste dans cette dimension. Rabbi Eliezer exige une forme presque carrée et interdit lorsque la longueur dépasse la largeur même d’une coudée ; Rabbi Yossi permet une longueur allant jusqu’au double de la largeur.
Rabbi Ilaï dit : « J’ai entendu Rabbi Eliezer permettre même un espace de la taille d’un beit-kor. J’ai également entendu de lui que, si parmi les habitants d’une cour l’un oublie de participer à l’erouv, sa maison lui est interdite pour entrer et sortir des objets, mais les autres peuvent l’utiliser selon certaines conditions. J’ai encore entendu de lui qu’on peut s’acquitter à Pessah avec les aqravanim. » J’ai recherché parmi tous ses disciples quelqu’un qui confirme ces traditions et je n’en ai pas trouvé.
Passerelles
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