Celui qui fait entrer du petit bétail dans un enclos et ferme correctement devant lui, puis que les animaux sortent et causent un dommage, est exempt. S’il n’a pas fermé correctement et qu’ils sortent et causent un dommage, il est responsable. Si la clôture est rompue pendant la nuit, ou si des brigands la rompent et que les animaux sortent et causent un dommage, il est exempt. Si les brigands font eux-mêmes sortir les animaux, ce sont eux qui sont responsables.
Mishnah · Nezikin · Bava Kamma
Mishnah Bava Kamma — chapitre 6
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Provenance : texte hébreu de la Mishnah via Wikisource hébraïque, copie figée le 18 septembre 2026. La page source et ses conditions de réutilisation restent la référence de provenance. Aucune traduction moderne n’a servi de pivot.
S’il laisse l’animal au soleil, ou le confie à un sourd-muet, à une personne privée de discernement ou à un mineur, et que l’animal sort et cause un dommage, il est responsable. S’il le confie à un berger, le berger prend sa place. Si l’animal tombe dans un jardin et y trouve de quoi profiter, le propriétaire paie la valeur de l’avantage retiré ; s’il y descend de sa manière habituelle et cause un dommage, il paie le dommage. Comment évalue-t-on celui-ci ? On estime la valeur d’une parcelle d’un beit-seah dans ce champ avant et après le dommage. Rabbi Shimon dit : si l’animal a mangé des fruits arrivés à maturité, on paie ces fruits tels quels : une seah pour une seah, deux seah pour deux seah.
Celui qui fait une meule de céréales dans le champ de son prochain sans autorisation et que l’animal du propriétaire du champ mange les céréales : le propriétaire du champ est exempt. Si son animal se blesse à cause de la meule, le propriétaire de la meule est responsable. Si la meule a été faite avec autorisation, le propriétaire du champ est responsable.
Celui qui remet une flamme à un sourd-muet, à une personne privée de discernement ou à un mineur est exempt devant les tribunaux humains, mais tenu devant le jugement du Ciel. S’il la remet à une personne juridiquement capable, celle-ci est responsable. L’un apporte le feu et l’autre le bois : celui qui apporte le bois est responsable. L’un apporte le bois et l’autre le feu : celui qui apporte le feu est responsable. Un troisième vient et attise : celui qui attise est responsable. Si c’est le vent qui attise, tous sont exempts. Celui qui laisse partir un feu et qu’il consume du bois, des pierres ou de la terre est responsable, comme il est écrit : « Si un feu se propage, rencontre des épines et consume une meule, la récolte sur pied ou le champ, celui qui a allumé le feu devra réparer. » Si le feu franchit une clôture haute de quatre coudées, une voie publique ou un fleuve, il y a exemption. Celui qui allume un feu dans son propre domaine : jusqu’à quelle distance répond-il de sa propagation ? Rabbi Éléazar ben Azaria dit : on considère le feu comme s’il avait été allumé au centre d’un beit-kor. Rabbi Éliézer dit : seize coudées, comme la largeur d’une voie publique. Rabbi Aqiva dit : cinquante coudées. Rabbi Shimon dit : « celui qui a allumé le feu devra réparer » ; tout dépend donc de la nature de l’incendie.
Celui qui met le feu à une meule dans laquelle se trouvent des objets et qu’ils brûlent avec elle : Rabbi Yehouda dit qu’il doit payer ce qui se trouvait à l’intérieur ; les sages disent qu’il ne paie que la valeur d’une meule de blé ou d’orge. Si un chevreau était attaché à la meule et qu’un esclave se tenait à côté, et qu’ils brûlent avec elle, l’auteur du feu est responsable. Si l’esclave était attaché et le chevreau à côté, et qu’ils brûlent avec elle, il est exempt du paiement civil correspondant en raison de la peine plus grave encourue pour la mort de l’esclave. Les sages reconnaissent toutefois à Rabbi Yehouda que celui qui incendie une grande demeure doit payer tout ce qui se trouvait à l’intérieur, car il est habituel d’entreposer des biens dans une maison.
Une étincelle qui sort de sous le marteau et cause un dommage engage la responsabilité de l’artisan. Un chameau chargé de lin passe dans le domaine public ; son lin entre dans une boutique, prend feu à la lampe du marchand et incendie le bâtiment : le propriétaire du chameau est responsable. Si le marchand avait placé sa lampe à l’extérieur, c’est le marchand qui est responsable. Rabbi Yehouda dit : s’il s’agissait d’une lampe de Hanoucca, il est exempt.
Passerelles
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