Comment le pied est-il muad pour briser en marchant ? L’animal est présumé muad lorsqu’il avance normalement et brise quelque chose. S’il donne des coups de pied, ou si des cailloux projetés sous ses pattes brisent des objets, son propriétaire paie la moitié du dommage. S’il marche sur un objet et le brise, puis que celui-ci tombe sur un autre objet et le brise, il paie le dommage entier pour le premier et la moitié pour le second. Les coqs sont muad lorsqu’ils marchent normalement et brisent des objets. Si une corde est attachée à leurs pattes, ou s’ils sautillent et brisent des objets, on paie la moitié du dommage.
Mishnah · Nezikin · Bava Kamma
Mishnah Bava Kamma — chapitre 2
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Provenance : texte hébreu de la Mishnah via Wikisource hébraïque, copie figée le 18 septembre 2026. La page source et ses conditions de réutilisation restent la référence de provenance. Aucune traduction moderne n’a servi de pivot.
Comment la dent est-elle muad pour manger ce qui lui convient ? L’animal est présumé muad pour manger des fruits et des légumes. S’il mange un vêtement ou des ustensiles, on paie la moitié du dommage. Quand cette règle s’applique-t-elle ? Dans le domaine de la victime. Dans le domaine public, le propriétaire est exempt ; toutefois, si l’animal en a retiré un avantage, il paie la valeur de cet avantage. Comment l’évalue-t-on ? S’il a mangé dans l’espace central de la voie publique, il paie ce dont il a profité ; s’il a mangé sur les côtés, il paie ce qu’il a endommagé. À l’entrée d’une boutique, il paie l’avantage reçu ; à l’intérieur de la boutique, il paie le dommage causé.
Un chien ou un chevreau qui sautent d’un toit et brisent des objets entraînent le paiement du dommage entier, car ils sont muad pour ce comportement. Un chien prend une galette et va dans une meule de céréales ; il mange la galette et met le feu à la meule. Pour la galette, son propriétaire paie le dommage entier ; pour la meule, la moitié du dommage.
Qu’est-ce qu’un tam et qu’est-ce qu’un muad ? Selon Rabbi Yehouda, est muad l’animal contre lequel on a témoigné pendant trois jours ; il redevient tam lorsqu’il cesse son comportement pendant trois jours. Rabbi Meïr dit : est muad celui contre lequel on a témoigné trois fois ; il est tam lorsque des enfants peuvent le toucher et qu’il n’encorne pas.
Comment juger un bœuf qui cause un dommage dans le domaine de la victime ? S’il encorne, heurte, mord, se couche ou donne un coup de pied dans le domaine public, il paie la moitié du dommage. Dans le domaine de la victime, Rabbi Tarfon exige le dommage entier ; les sages, la moitié. Rabbi Tarfon leur dit : si, dans le domaine public, la dent et le pied sont traités avec indulgence puisqu’ils sont exempts, alors que dans le domaine de la victime ils sont soumis au dommage entier, à plus forte raison la corne, qui paie déjà la moitié dans le domaine public, devrait-elle payer le dommage entier dans le domaine de la victime. Ils lui répondirent : il suffit que ce qui est déduit par raisonnement soit comme le cas dont on le déduit ; puisque, dans le domaine public, la corne paie la moitié, elle ne paiera que la moitié dans le domaine de la victime. Rabbi Tarfon répondit : je ne déduis pas la corne de la corne, mais la corne du pied. Là où la dent et le pied sont favorisés dans le domaine public, la corne est plus sévèrement traitée ; là où la dent et le pied sont plus sévèrement traités dans le domaine de la victime, à plus forte raison la corne devrait-elle l’être. Ils lui répondirent de nouveau : il suffit que ce qui est déduit soit comme le cas dont on le déduit ; de même que, dans le domaine public, la corne paie la moitié, elle paiera la moitié dans le domaine de la victime.
L’être humain est toujours considéré muad : qu’il ait agi par inadvertance ou volontairement, qu’il ait été éveillé ou endormi. S’il crève l’œil de son prochain ou brise des objets, il paie le dommage entier.
Passerelles
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