Celui qui vend des semences ou des fruits qui ne germent pas n’est pas automatiquement responsable de leur échec, même pour la graine de lin qui peut aussi être consommée. Rabban Shimon ben Gamliel dit : pour des graines de jardin qui ne sont normalement pas destinées à être mangées, le vendeur est responsable si elles ne germent pas, car leur destination comme semence était évidente.
Mishnah · Nezikin · Bava Batra
Mishnah Bava Batra — chapitre 6
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Provenance : texte hébreu de la Mishnah via Wikisource hébraïque, copie figée le 18 septembre 2026. La page source et ses conditions de réutilisation restent la référence de provenance. Aucune traduction moderne n’a servi de pivot.
Dans une vente de produits en vrac, l’acheteur accepte une certaine proportion normale de défauts : un quart de qab de déchets par seah de grain, dix figues véreuses sur cent, dix cruches de vin tourné ou inférieur sur cent dans une cave, et dix récipients défectueux sur cent dans certains lots de jarres du Sharon, selon les tolérances fixées par la Mishnah.
Celui qui vend du vin et que le vin tourne au vinaigre après la vente n’est pas automatiquement responsable. Si son vin est connu pour tourner habituellement, il y a erreur sur la vente. S’il dit : « Je te vends du vin parfumé », il doit fournir un vin qui se conserve selon la qualité promise jusqu’à Chavouot. S’il vend du vin « vieux », il fournit du vin de l’année précédente ; « bien vieilli », du vin de trois ans.
Celui qui vend à son prochain un emplacement pour construire une maison, ou s’engage à lui en construire une, doit respecter des dimensions minimales selon le type de maison. Pour une petite maison destinée à un jeune couple ou à une veuve, Rabbi Aqiva fixe quatre coudées sur six ; Rabbi Yishmaël dit que ce serait à peine une étable. Il fixe une petite maison à six sur huit, une grande à huit sur dix et un grand salon à dix sur dix. La hauteur est environ la moitié de la somme de la longueur et de la largeur selon le rapport donné. Les maîtres citent le Temple comme référence architecturale.
Celui qui possède une citerne située à l’intérieur de la maison d’un autre a un droit de passage limité aux heures ordinaires d’entrée et de sortie. Il n’y conduit pas directement son animal pour l’abreuver ; il remplit un récipient et l’abreuve à l’extérieur. Chacun des deux peut placer une serrure ou un dispositif de fermeture afin de protéger son usage légitime.
Celui qui possède un jardin enclavé derrière le jardin de son voisin entre et sort aux heures normales. Il ne fait pas entrer des marchands dans le jardin intérieur et ne l’utilise pas comme passage vers un troisième champ. Le propriétaire du jardin extérieur peut cultiver le chemin, puisque le passage reste limité. Si les deux conviennent d’un nouveau chemin latéral, l’intérieur peut entrer et sortir quand il veut et faire entrer des marchands, mais il ne peut toujours pas utiliser ce chemin pour accéder à un autre champ ; ni l’un ni l’autre ne peut alors cultiver le nouveau passage.
Si un chemin public traverse le champ d’un particulier et que celui-ci ferme ce passage et offre au public un autre chemin sur le côté, le chemin donné au public reste donné, mais l’ancien chemin ne lui revient pas pour autant : le public conserve son droit. Un chemin privé mesure quatre coudées ; un chemin public, seize. Le chemin du roi n’a pas de largeur fixe ; de même le chemin utilisé pour un cortège funéraire. Pour l’espace d’arrêt cérémoniel autour d’un mort, les juges de Sepphoris ont fixé une surface de quatre qab.
Celui qui vend ou concède un emplacement pour une tombe, ou s’engage à aménager une tombe, construit une chambre funéraire de quatre coudées sur six et y ouvre huit niches : trois de chaque côté et deux au fond. Les niches ont chacune les dimensions prévues par le texte. Rabbi Shimon exige une chambre de six sur huit avec treize niches, et une cour de six sur six devant la grotte, assez grande pour le lit funéraire et ceux qui l’accompagnent. Deux grottes peuvent s’ouvrir sur cette cour selon le premier avis ; Rabbi Shimon en prévoit quatre, une sur chaque côté. Rabban Shimon ben Gamliel dit : tout dépend de la nature du roc.
Passerelles
Pour situer, approfondir ou revenir au texte.