Zacharie
IntroductionZacharie 14
Analyse du texte source · restitution Philologique
Yom ba’ la-YHWH : « un jour vient pour YHWH / appartenant à YHWH ». La ville est d’abord présentée comme pillée.
Le ketiv/qere du verbe concernant les femmes est obscène / violent ; le qere traditionnel lit tishakhavnah, « seront couchées [de force] », euphémisation d’un viol de guerre explicitement décrit.
La répétition yom hillahamo beyom qerav intensifie l’image : « comme le jour de son combat, au jour de bataille ».
Yammah signifie « vers la mer », donc ouest. Negbah, « vers le Néguev », signifie ici sud. Le texte décrit une fracture est-ouest et un déplacement nord-sud des deux moitiés.
Le dernier suffixe est « avec toi » dans le MT, alors que de nombreuses versions rendent « avec lui » selon le sens. Qedoshim peut désigner les êtres saints de la cour céleste.
Yeqarot weqippa’on est textuellement difficile. Yeqarot peut désigner les « choses précieuses », compris comme luminaires ; qippa’on est un hapax lié probablement au gel / resserrement.
Yom ’eḥad peut être « un jour / jour unique ». Hu yiwwada‘ la-YHWH : « il est connu de YHWH ».
Hayyam haqqadmoni : mer orientale, probablement mer Morte ; hayyam ha’aḥaron : « mer arrière / occidentale », Méditerranée. Mayim ḥayyim : « eaux vives / courantes ».
YHWH ’eḥad ushmo ’eḥad fait écho à la confession d’unicité divine, appliquée ici à la reconnaissance eschatologique universelle.
Yissov peut signifier « tourner / être transformé ». Ka‘aravah renvoie à la grande plaine de la Araba. Les repères urbains ne sont pas tous localisables avec certitude.
Ḥerem peut désigner la mise à l’interdit entraînant destruction. Ici il signifie la disparition de ce statut de jugement.
Hameq, infinitif absolu / forme de m-q-q : « fondre, pourrir, se consumer ». Le verset emploie une image de décomposition surnaturelle, non une étiologie clinique.
Mehumat-YHWH : « confusion / panique de YHWH », motif de déroute où les ennemis se retournent les uns contre les autres.
La préposition birushalayim peut être « à / dans Jérusalem » et a suscité différentes lectures de la participation de Juda au combat.
Le texte énumère les animaux de transport et de guerre des camps, intégrés au même tableau de défaite totale.
Midi shanah beshanah : « d’année en année ». Ḥag hassukkot : fête des Tentes / Tabernacles, liée à la récolte et à la mémoire du désert.
La pluie est particulièrement cohérente avec Soukkot et la prière pour les pluies de la nouvelle saison agricole.
La syntaxe est elliptique et probablement présuppose « pas de pluie » ou une apodose omise. Le texte explicite ensuite le « fléau » comme sanction de l’Égypte.
Ḥaṭṭat peut signifier « péché » ou, par métonymie, « peine / conséquence du péché ». Ici le contexte de sanction autorise les deux nuances.
Qodesh la-YHWH reprend la formule sacerdotale d’Ex 28,36. Metsillot peut être « clochettes / plaques métalliques » du cheval.
Kena‘ani signifie d’abord « Cananéen », mais peut aussi désigner un « marchand » (cf. Os 12,8 ; Pr 31,24). Ici les deux interprétations existent : exclusion d’un profane / impur ou disparition du commerce cultuel.