Zacharie
IntroductionZacharie 12
Analyse du texte source · restitution Philologique
Yotser ruaḥ-’adam beqirbo : « formant le souffle / esprit de l’humain en son intérieur ». Le participe divin rappelle le langage de création.
Saf-ra‘al : « coupe / bassin de vertige, vacillement ». Le second membre est syntaxiquement difficile ; plusieurs reconstructions ont été proposées.
Saroṭ yissareṭu : infinitif absolu + yiqṭol, « ils se déchireront sûrement / gravement ». ’Even ma‘amasah : « pierre de charge / lourde à porter ».
Timmahon / shigga‘on / ‘iwwaron : stupeur, folie, cécité. ’Efqaḥ ’et-‘enay : « j’ouvrirai mes yeux », ici en faveur de Juda.
’Ametsah li est elliptique : « force pour moi / ils sont ma force ». Le pluriel ’allufe Yehudah désigne les chefs / clans de Juda.
Kiyor ’esh : « bassin / brasier de feu ». Taḥteha : « à sa place / sous elle », suivi de birushalayim, « à Jérusalem », insistance topographique.
Ba-rishonah : « en premier ». Le contraste tend à équilibrer la dignité entre Juda et Jérusalem.
Hannikhshal : « celui qui trébuche / faible ». Ke’Elohim peut signifier « comme Dieu / un être divin », immédiatement précisé par « comme l’ange de YHWH ».
’Avaqqesh lehashmid : « je chercherai à détruire », tournure d’intention ferme plutôt qu’incertitude.
Wehibbitu ’elay ’et ’asher-daqaru : litt. « ils regarderont vers moi, celui qu’ils ont transpercé ». Puis wesafdu ‘alaw, « ils se lamenteront sur lui ». La tension pronominale est constitutive du texte massorétique.
Hadad-Rimmôn est obscur : lieu, figure cultuelle ou désignation liée à une lamentation historique. La vallée de Meguiddo est explicite.
Mishpaḥot mishpaḥot levad : « familles, familles à part ». Nathan est probablement une branche davidique, sans que le verset fournisse davantage d’identification.
Shime‘i peut désigner le clan shimeïte lévitique. Le parallélisme David/Nathan puis Lévi/Shiméï est souvent compris comme dynastique puis sacerdotal.
Le refrain levad, « à part », conclut l’insistance sur la responsabilité distincte de chaque groupe.