Tobie
IntroductionTobie 4
Analyse du texte source · restitution Philologique
paratithēmi signifie « confier en dépôt ». GII nomme Gabaël comme dépositaire à Rages de Médie.
en tē kardia autou, « dans son cœur », marque la délibération intérieure. hypodeiknymi signifie « montrer, faire connaître, informer ».
GII renforce GI par mē enkatelipēs, « ne l’abandonne pas », et mē lypēsēs to pneuma autēs, « ne contriste pas son esprit ».
kindynoi, « dangers », évoque les risques de la grossesse et de l’enfantement. en heni taphō : « dans une seule/même tombe ».
GII a le pluriel dikaiosynas, « actes de justice », qui prépare le thème de l’aumône. La volonté est directement visée : mē thelēsēs hamartein, « ne veuille pas pécher ».
poiein alētheian, « faire la vérité », est une expression éthique. euodoō signifie littéralement « faire bien cheminer », d’où « réussir/prospérer ».
mē phthonesatō sou ho ophthalmos, « que ton œil ne soit pas envieux », est un idiome de parcimonie. Le parallélisme des « visages » est central.
Le Sinaïticus est lacunaire ici ; la restitution suit GI. La structure kata to plēthos / kata to oligon établit une proportionnalité explicite.
GI seul est conservé ici. thēma agathon / thēsaurizeis associe les images du « dépôt » et du « trésor ».
GI, GII étant lacunaire. rhyomai signifie « délivrer, arracher ». Le propos appartient à la théologie sapientielle du livre, non à une mécanique commerciale du salut.
GI. dōron agathon, « bon don », donne à l’eleēmosynē une dimension cultuelle sans la confondre avec le sacrifice du Temple.
GI, GII lacunaire. porneia a ici un sens large d’inconduite sexuelle. « fils des prophètes » est une auto-désignation généalogique inhabituelle ; adelphoi signifie ici la parenté, non nécessairement des frères au sens strict.
GI. achreiotēs est difficile : « inutilité, conduite improductive, débauche/dissipation » selon le contexte. La traduction évite de surspécifier le terme.
GI. mē aulisthētō, « qu’il ne passe pas la nuit », rappelle la législation biblique sur le salaire journalier. pepaideumenos évoque une conduite formée par l’instruction.
GI. ho miseis mēdeni poiēsēs : « ce que tu hais, ne le fais à personne », maxime éthique remarquable. methē est l’ivresse.
GI. Le motif de « l’œil envieux » reprend 4,7 et désigne la réticence avare au moment de donner.
GI. ekcheon tous artous epi ton taphon est littéralement « répands les pains sur la tombe ». L’usage précis est discuté ; un repas funéraire est probable.
GI. phronimos désigne l’homme sensé/prudent ; symboulia chrēsimos, un « conseil utile/profitable ».
Le début est conservé par GI, tandis que GII reprend dans la seconde moitié : « le Seigneur leur donnera un bon conseil » et peut « abaisser jusqu’au plus profond de l’Hadès ». La restitution continue suit GI tout en signalant l’état fragmentaire de GII.
GII est de nouveau conservé. deka talanta argyriou désigne une somme très importante ; le texte ne précise pas ici le poids exact du talent.
GII ajoute agatha, « de bonnes choses », à « beaucoup ». La série phobēthēs ton theon / phygēs apo pasēs hamartias / poiēsēs ta agatha résume l’éthique du chapitre.