Siracide
IntroductionSiracide 37
Lecture publique et écoute · restitution Proclamation
Beaucoup disent : « Je suis ton ami. » Certains n’en portent que le nom.
Ami devenu ennemi : douleur qui descend jusqu’à la mort.
Mauvais penchant, d’où viens-tu pour couvrir la terre de tromperie ?
Dans la joie, compagnon ; dans l’épreuve, adversaire.
Le vrai compagnon souffre avec toi et prend le bouclier au combat.
N’oublie pas l’ami — ni dans ton cœur, ni dans tes biens.
Tout conseiller parle ; certains pensent d’abord à eux-mêmes.
Avant de suivre un conseil, demande : quel intérêt sert-il ?
Il dit : « Ton chemin est bon », puis regarde de loin ta chute.
Pas de conseil chez le soupçonneux ; pas de projet confié à l’envieux.
Ne demande pas conseil là où l’intérêt personnel déforme le jugement.
Cherche le conseil d’un homme fidèle à Dieu, qui partage ton âme et souffre avec toi.
Écoute ton cœur formé : nul n’est plus proche de toi.
Ton esprit peut t’avertir plus que sept guetteurs.
Au-dessus de tout conseil : prie le Très-Haut pour qu’il guide ton chemin.
Avant l’action : réflexion. Avant l’œuvre : conseil.
Du cœur changeant sortent quatre branches.
Bien ou mal, vie ou mort : la langue peut les faire basculer.
Il enseigne beaucoup ; lui-même n’en profite pas.
Paroles brillantes, cœur vide : il finit rejeté.
Sans vraie sagesse, son habileté reste sans grâce.
Le vrai sage profite d’abord lui-même de sa sagesse.
Le sage instruit son peuple ; sa parole porte du fruit.
Le sage reçoit bénédiction ; ceux qui le voient le disent heureux.
Vie humaine : peu de jours. Israël : mémoire au-delà du compte.
Le sage gagne confiance ; son nom demeure.
Examine-toi : ce qui te fait du mal, refuse-le.
Ce qui convient à l’un ne convient pas à tous.
Pas d’insatiabilité ; pas d’excès dans les mets.
Trop de nourriture : douleur ; gloutonnerie : maladie.
L’excès tue ; la maîtrise de soi ajoute des jours.