Siracide
IntroductionSiracide 12
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Lorsque tu fais du bien, réfléchis aussi à l’effet de ton geste et à la personne que tu aides.
Fais du bien à celui qui cherche Dieu ; si lui-même ne peut te le rendre, le Très-Haut saura reconnaître ton geste.
Celui qui s’obstine dans le mal et refuse lui-même la miséricorde ne construit rien de durablement bon.
Aide l’homme fidèle, mais ne donne pas au pécheur les moyens de renforcer son propre mal.
Fais du bien à l’humble, mais ne fournis pas à l’impie ce qui lui permettrait ensuite de te dominer et de retourner ton bienfait contre toi.
Le jugement appartient au Très-Haut : lui-même connaît les pécheurs et rend à chacun selon ses actes.
Soutiens ce qui est bon ; n’utilise pas ta générosité pour alimenter ce qui détruit.
La prospérité ne révèle pas toujours qui est ton véritable ami ; l’adversité, elle, dévoile souvent les relations.
Quand tu prospères, tes ennemis peuvent en souffrir ; quand tu tombes, même certains amis peuvent s’éloigner.
Ne donne pas une confiance entière à un ennemi simplement parce qu’il change momentanément d’attitude : une hostilité profonde peut revenir comme la rouille.
Même s’il se montre humble et soumis, garde un discernement attentif jusqu’à ce que le temps ait réellement éprouvé son changement.
Ne place pas un adversaire au cœur de ton pouvoir : tu pourrais lui donner toi-même les moyens de prendre ta place.
Celui qui s’expose volontairement à un danger connu ne peut ensuite prétendre que le risque était invisible.
Il en va de même pour celui qui s’attache sans discernement à un pécheur et finit entraîné dans ses fautes.
L’ami intéressé peut rester près de toi tant que tu tiens debout ; si tu chancelles, il ne restera pas nécessairement à tes côtés.
Un ennemi peut parler avec douceur et même pleurer devant toi tout en préparant intérieurement un piège ; si l’occasion se présente, son hostilité peut devenir violente.
Si le malheur t’atteint, il peut se présenter comme un secours alors qu’il cherche en réalité à achever ta chute.
Lorsqu’il n’aura plus besoin de cacher son intention, ses gestes et son visage révéleront enfin la satisfaction qu’il tirait de ton malheur.