Sagesse
IntroductionSagesse 6
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Écoutez donc, rois, et comprenez ; laissez-vous instruire, juges des extrémités de la terre.
Prêtez l’oreille, vous qui dominez les foules et vous glorifiez de la multitude de vos peuples.
Car la domination vous a été donnée par le Seigneur et la souveraineté par le Très-Haut ; lui examinera vos œuvres et scrutera vos décisions.
Vous étiez les serviteurs de son royaume, et pourtant vous n’avez pas jugé avec droiture, ni gardé la Loi, ni marché selon le dessein de Dieu.
Terrible et soudain, il se présentera à vous, car un jugement sévère attend ceux qui occupent les hauteurs du pouvoir.
Le petit peut recevoir miséricorde et pardon ; mais les puissants seront examinés avec puissance.
Le Maître de tous ne reculera devant personne et ne se laissera impressionner par aucune grandeur : lui-même a fait le petit comme le grand, et il prend pareillement soin de tous.
Mais pour les puissants se tient prête une enquête rigoureuse.
C’est donc à vous, souverains, que s’adressent mes paroles, afin que vous appreniez la sagesse et que vous ne tombiez pas dans l’erreur.
Ceux qui gardent saintement les réalités saintes seront sanctifiés, et ceux qui se seront laissé instruire par elles trouveront une défense.
Désirez donc mes paroles, recherchez-les avec ardeur, et vous serez instruits.
Resplendissante et sans flétrissure est la sagesse ; ceux qui l’aiment la contemplent facilement, et ceux qui la cherchent la trouvent.
Elle devance ceux qui la désirent et se fait connaître à eux la première.
Celui qui se lève tôt pour la chercher ne se fatiguera pas : il la trouvera assise près de sa porte.
Fixer sa pensée sur elle, c’est parvenir à la perfection de l’intelligence ; celui qui veille à cause d’elle sera bientôt libéré du souci.
Elle-même parcourt les chemins à la recherche de ceux qui sont dignes d’elle ; elle se montre à eux avec bienveillance et, dans chacune de leurs pensées, vient à leur rencontre.
Le commencement le plus vrai de la sagesse est le désir de l’éducation ; et prendre soin de cette éducation, c’est déjà l’aimer.
L’aimer, c’est garder ses lois ; veiller sur ses lois affermit l’incorruptibilité.
Or l’incorruptibilité conduit à demeurer près de Dieu.
Ainsi, le désir de la sagesse conduit jusqu’à la royauté.
Si donc trônes et sceptres font votre joie, souverains des peuples, rendez honneur à la sagesse afin de régner pour les siècles.
Ce qu’est la sagesse et comment elle est venue à l’existence, je vais l’annoncer ; je ne vous cacherai pas les mystères, mais je remonterai jusqu’au commencement de sa naissance, mettrai sa connaissance en pleine lumière et ne m’écarterai pas de la vérité.
Je ne cheminerai pas non plus avec une envie qui consume, car l’envie n’a aucune communion avec la sagesse.
Car une multitude de sages apporte le salut au monde, et un roi prudent donne au peuple sa stabilité.
Ainsi donc, laissez-vous instruire par mes paroles, et vous en recevrez du profit.