Sagesse
IntroductionSagesse 19
Lecture publique et écoute · restitution Proclamation
Sur les impies, la colère alla jusqu’au bout : Dieu savait ce qu’ils feraient encore.
Ils les avaient renvoyés ; bientôt ils les poursuivraient.
Ils pleuraient encore leurs morts — et déjà ils poursuivaient comme fugitifs ceux qu’ils avaient suppliés de partir.
Leur propre jugement les entraînait ; ils oublièrent les plaies et coururent vers le châtiment qui restait.
Pour ton peuple, une route merveilleuse ; pour eux, une mort étrange.
La création elle-même se transformait pour garder tes enfants indemnes.
La nuée couvre le camp ; la mer devient terre sèche, route libre, plaine verdoyante.
Tout le peuple traversa sous ta main, voyant tes merveilles.
Comme chevaux ils couraient, comme agneaux ils bondissaient, te louant, Seigneur, leur libérateur.
Ils se souvenaient : de la terre, les moustiques ; du fleuve, les grenouilles.
Puis vint une nouvelle naissance : des oiseaux, lorsque le désir réclama une nourriture choisie.
Et de la mer montèrent les cailles pour les rassasier.
La foudre les avait avertis ; pourtant ils furent frappés, car leur haine des étrangers était plus amère.
Les uns refusèrent des étrangers ; les Égyptiens asservirent ceux qui leur avaient fait du bien.
Même ceux qui refusèrent les étrangers furent jugés pour leur hostilité.
Ils les avaient accueillis comme égaux ; ensuite ils les écrasèrent de travaux.
Comme devant la maison de Lot, ils furent frappés d’aveuglement et cherchaient même leur propre porte.
Les éléments changeaient de rôle comme les notes d’un instrument changent la mélodie sans perdre leur nature.
Les animaux de terre allaient à l’eau ; ceux de l’eau passaient sur terre.
Le feu brûlait dans l’eau ; l’eau oubliait d’éteindre.
Le feu épargnait les créatures et ne faisait pas fondre la manne pourtant fragile comme glace.
En tout, Seigneur, tu as glorifié ton peuple ; jamais tu ne l’as abandonné, toujours et partout tu étais avec lui.