Romains
IntroductionRomains 7
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Ignorez-vous, frères et sœurs — je parle à des personnes qui connaissent la Loi — que la loi exerce son autorité sur une personne aussi longtemps qu’elle vit ?
Ainsi, une femme mariée est liée juridiquement à son mari tant qu’il vit ; mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à lui.
Si donc elle s’unit à un autre homme du vivant de son mari, elle sera appelée adultère ; mais si son mari meurt, elle est libre de cette loi et ne commet pas d’adultère en devenant la femme d’un autre.
De même, mes frères et sœurs, vous avez été mis à mort à l’égard de la Loi par le corps du Christ, afin d’appartenir à un autre : celui qui a été relevé d’entre les morts, pour que nous portions du fruit pour Dieu.
Lorsque nous étions sous la domination de la chair, les passions liées aux péchés, auxquelles la Loi donnait occasion de se manifester, agissaient dans nos membres et portaient du fruit pour la mort.
Mais maintenant, nous avons été dégagés de la Loi dans la mesure où nous sommes morts à ce qui nous retenait, afin de servir dans la nouveauté de l’Esprit et non dans l’ancien régime de la lettre.
Que dirons-nous donc ? La Loi serait-elle péché ? Certainement pas ! Mais sans la Loi je n’aurais pas reconnu le péché comme tel. Je n’aurais pas connu le désir coupable si la Loi n’avait dit : « Tu ne désireras pas. »
Le péché, saisissant l’occasion offerte par le commandement, a produit en moi toutes sortes de désirs ; car sans la Loi, le péché reste comme mort.
Autrefois, je me considérais vivant sans la Loi ; mais lorsque le commandement est venu à ma conscience, le péché a repris vie,
et moi je suis mort. Le commandement qui devait conduire à la vie s’est ainsi trouvé conduire à la mort pour moi.
Car le péché a saisi l’occasion du commandement, m’a trompé par son moyen et, par lui, m’a conduit à la mort.
Ainsi donc, la Loi elle-même est sainte, et le commandement est saint, juste et bon.
Une chose bonne serait-elle alors devenue cause de mort pour moi ? Certainement pas ! C’est le péché qui, afin d’apparaître pleinement comme péché, a produit la mort en utilisant ce qui est bon, de sorte que le commandement révèle combien le péché est démesurément pécheur.
Nous savons en effet que la Loi est spirituelle ; mais moi, je suis charnel, vendu sous le pouvoir du péché.
Je ne comprends pas moi-même ce que je produis : je ne pratique pas ce que je veux, et je finis par faire ce que je déteste.
Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là même que la Loi est bonne.
Dans cette situation, ce n’est donc plus moi qui produis cela, mais le péché qui habite en moi.
Car je sais qu’en moi — c’est-à-dire dans ma chair — n’habite rien de bon : vouloir le bien est à ma portée, mais je ne trouve pas en moi la capacité de l’accomplir.
Je ne fais donc pas le bien que je veux, tandis que le mal que je ne veux pas est précisément ce que je pratique.
Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus mon vouloir qui agit ainsi, mais le péché qui habite en moi.
Je découvre donc ce principe à l’œuvre : lorsque je veux faire le bien, le mal se présente à mes côtés.
Car, selon l’être intérieur, je prends réellement plaisir à la Loi de Dieu,
mais je vois dans mes membres une autre loi qui combat contre la loi reconnue par mon intelligence et me fait prisonnier de la loi du péché présente dans mes membres.
Quel être humain misérable je suis dans cette situation ! Qui me délivrera de ce corps marqué par la mort ?
Grâce soit rendue à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur ! Ainsi donc, par mon intelligence je sers la Loi de Dieu, tandis que par la chair je sers la loi du péché.