Psaumes
IntroductionPsaumes 92
Analyse du texte source · restitution Philologique
Psaume. Chant pour le jour du sabbat.
Il est bon de rendre grâce à YHWH, de chanter ton nom, Très-Haut,
d’annoncer au matin ta fidélité, et ta constance au long des nuits,
sur l’instrument à dix cordes et sur le nevel, au higgāyôn de la kinnor. [higgāyôn : murmure, méditation ou indication musicale ; nevel et kinnor sont deux instruments à cordes.]
Car tu me réjouis, YHWH, par ton œuvre ; aux œuvres de tes mains je crie de joie.
Que tes œuvres sont grandes, YHWH ! Que tes pensées sont profondes !
L’homme stupide ne le connaît pas, l’insensé ne le comprend pas.
Si les méchants fleurissent comme l’herbe, si tous les artisans d’iniquité s’épanouissent, c’est pour être détruits à jamais.
Mais toi, tu es élevé pour toujours, YHWH !
Car voici tes ennemis, YHWH, voici tes ennemis : ils périront ; tous les artisans d’iniquité seront dispersés.
Tu élèves ma corne comme celle du reʾem ; je suis imprégné d’une huile fraîche. [reʾem : grand bovidé sauvage, non licorne au sens moderne. La « corne » est métaphore de vigueur/élévation.]
Mon œil regarde ceux qui me guettent ; mes oreilles entendent ce qui arrive aux malfaisants dressés contre moi.
Le juste fleurit comme le palmier, il grandit comme un cèdre du Liban.
Plantés dans la maison de YHWH, ils fleurissent dans les parvis de notre Dieu.
Même dans la vieillesse, ils portent encore du fruit ; ils restent pleins de sève et verdoyants,
pour proclamer que YHWH est droit, lui, mon rocher : en lui, aucune injustice. [Ketiv/qeré sur la forme nominale de ʿawlâ « injustice » ; différence morphologique, sens lexical stable.]