Psaumes
IntroductionPsaumes 63
Analyse du texte source · restitution Philologique
Psaume de David, lorsqu’il était dans le désert de Juda.
Dieu, mon Dieu, je te cherche dès l’aube ; ma nefesh a soif de toi, ma chair languit après toi, dans une terre sèche, épuisée, sans eau. [Le premier verbe est lié à l’idée de recherche matinale ; le second, rare, exprime un désir corporel intense. nefesh et chair sont parallèles.]
Ainsi je t’ai contemplé dans le sanctuaire, pour voir ta force et ta gloire.
Car ton ḥesed est meilleur que des vies ; mes lèvres te loueront. [Le mot « vie » est au pluriel en hébreu, intensifiant la comparaison : le ḥesed divin vaut plus que la vie elle-même.]
Ainsi je te bénirai durant ma vie ; en ton nom je lèverai mes paumes.
Comme de graisse et de moelle mon être sera rassasié ; des lèvres de jubilation, ma bouche te louera.
Quand je me souviens de toi sur ma couche, durant les veilles de la nuit je hāgâ sur toi. [Le verbe h-g-h renvoie au murmure / à la méditation à voix basse, même réseau lexical que Ps 1,2 et Ps 2,1.]
Car tu as été mon secours ; à l’ombre de tes ailes, je crie de joie.
Ma nefesh s’attache après toi ; ta droite me soutient. [dāḇaq signifie adhérer, rester collé, s’attacher étroitement ; « après toi » conserve le mouvement de poursuite fidèle.]
Mais ceux qui cherchent ma vie pour la ruine iront dans les profondeurs de la terre.
On les livrera au tranchant de l’épée ; ils deviendront la part des chacals.
Le roi se réjouira en Dieu ; quiconque jure par lui se glorifiera, car la bouche des diseurs de mensonge sera fermée.