Psaumes
IntroductionPsaumes 62
Analyse du texte source · restitution Philologique
Au chef de chœur. Selon Yedoutoun. Psaume de David.
Seulement vers Dieu : dûmiyyâ pour ma nefesh ; de lui vient mon salut. [dûmiyyâ est un nom : silence, repos silencieux. Le verset ne dit pas simplement « attendre », mais fait du silence l’attitude même de la nefesh devant Dieu.]
Lui seul est mon rocher et mon salut, ma forteresse : je ne chancellerai guère.
Jusqu’à quand vous ruerez-vous sur un homme, vous tous, pour l’abattre, comme un mur qui penche, une clôture qui s’écroule ? [verbe rare]
Ils ne pensent qu’à le précipiter de sa hauteur ; ils prennent plaisir au mensonge. De leur bouche ils bénissent, mais au-dedans ils maudissent. Sélah.
Seulement vers Dieu, fais silence, ma nefesh, car de lui vient mon espérance. [Le v. 6 reprend le motif de dûmiyyâ du v. 2, mais sous forme d’exhortation adressée à soi-même.]
Lui seul est mon rocher et mon salut, ma forteresse : je ne chancellerai pas.
Sur Dieu reposent mon salut et ma gloire ; le rocher de ma force, mon refuge, est en Dieu.
Confiez-vous en lui en tout temps, peuple ; répandez devant lui votre cœur. Dieu est pour nous un refuge. Sélah.
Fils d’Adam : hevel ; fils d’ish : mensonge ; sur la balance ils montent, ensemble moins qu’un hevel. [Deux désignations de l’humain sont juxtaposées. hevel signifie souffle, vapeur, inconsistance ; le tableau de la balance radicalise cette légèreté.]
Ne vous confiez pas dans l’oppression, ne vous faites pas illusion avec le vol ; si la richesse augmente, n’y attachez pas votre cœur.
Dieu a parlé une fois ; deux fois j’ai entendu ceci : la force est à Dieu. [Formule numérique sapientielle « une fois… deux fois… » : une parole divine unique est reçue comme vérité pleinement confirmée.]
Et à toi, Adonaï, le ḥesed ; car toi, tu rends à chacun selon son œuvre. [Le binôme final tient ensemble puissance divine (v. 12) et ḥesed, puis la rétribution selon l’œuvre.]