Psaumes
IntroductionPsaumes 58
Analyse du texte source · restitution Philologique
Au chef de chœur. « Ne détruis pas ». De David. Miktam.
Haʾumnām ʾēlem ṣedeq tĕdabbērûn ? Mêšārîm tišpĕṭû, fils d’Adam ? [ʾēlem : « silence » selon MT vocalisé ; certains proposent ʾēlîm « dieux/puissants ». Crux.]
Bien au contraire, dans le cœur vous commettez des injustices ; sur la terre, vous pesez la violence de vos mains.
Les méchants sont dévoyés dès le sein maternel ; dès le ventre, les diseurs de mensonge s’égarent.
Leur ḥēmâ est comme le ḥămat du serpent, comme un peṯen sourd qui bouche son oreille. [Jeu lexical sur « venin/fureur ».]
qui n’écoute pas la voix des charmeurs, ni l’enchanteur habile dans ses charmes.
Ô Dieu, brise leurs dents dans leur bouche ; YHWH, fracasse les crocs des jeunes lions !
Qu’ils se dissolvent comme des eaux qui s’en vont ; yidrōḵ ḥiṣṣāw / ḥeṣô — comme s’ils se flétrissaient. [Ketiv/qeré et syntaxe du second membre difficiles.]
Comme la limace qui fond en avançant, comme l’avorton d’une femme qui n’a pas vu le soleil.
Bĕṭerem yāḇînû sîrōtêḵem ʾāṭāḏ, kĕmô-ḥay kĕmô-ḥārôn yiśʿārennû. [Vers proverbial très obscur ; plusieurs mots et relations syntaxiques incertains.]
Le juste se réjouira car il a vu nāqām ; ses pas il lavera dans le sang du méchant. [Image violente de victoire/jugement, à conserver sans l’édulcorer ni l’exhorter.]
Et l’homme dira : « Oui, il y a un fruit pour le juste ; oui, il y a un Dieu qui juge sur la terre. »