Psaumes
IntroductionPsaumes 56
Analyse du texte source · restitution Philologique
Au chef de chœur. Sur « La colombe muette des lointains ». De David. Miktam. Quand les Philistins le saisirent à Gath. [Yônat ʾēlem rĕḥōqîm : probablement titre mélodique ; miktam : genre/terme technique incertain.]
Fais-moi grâce, ô Dieu, car un homme me harcèle ; tout le jour, il me combat, il m’opprime.
Ceux qui m’épient me harcèlent tout le jour ; ils sont nombreux à me combattre, mārôm. [mārôm peut être adverbe « de haut » ou vocatif « Très-Haut » ; ponctuation discutée.]
Le jour où j’ai peur, c’est en toi que je me confie.
En Dieu — je louerai son dāḇār ; en Dieu je me confie, je n’ai pas peur : que pourrait me faire bāśār ? [bāśār : chair, humain dans sa fragilité corporelle.]
Tout le jour ils déforment mes paroles ; toutes leurs pensées contre moi sont pour le mal.
Yāgûrû / yiṣpōnû, eux ; mes talons ils surveillent, comme ils ont attendu ma nefesh. [Ketiv/qeré autour du premier groupe verbal ; ʿāqēḇ « talon/pas ».]
ʿal-ʾāwen pallēṭ-lāmô ? Dans ta colère, Dieu, fais descendre les peuples ! [Interrogation nominale elliptique : « pour l’iniquité, échappatoire pour eux ? »]
Mon nōd, toi tu comptes ; place ma larme dans ton nōʾd ; n’est-elle pas dans ton livre ? [Jeu sonore nōd « errance » / nōʾd « outre ».]
Alors mes ennemis reculeront, le jour où j’appellerai. Je le sais : Dieu est pour moi.
En Dieu, je louerai la parole ; dans YHWH, je louerai la parole.
En Dieu je me confie, je n’ai pas peur : que pourrait me faire un homme ?
Sur moi, ô Dieu, sont les vœux que je t’ai faits ; je m’acquitterai envers toi d’offrandes de reconnaissance.
Car tu as délivré ma nefesh de la mort ; mes pieds de deḥî, pour marcher devant Dieu dans la lumière des vivants. [deḥî : poussée/chute, terme rare.]