Psaumes
IntroductionPsaumes 49
Analyse du texte source · restitution Philologique
Au chef de chœur. Des fils de Coré. Psaume.
Écoutez ceci, vous tous, peuples ; prêtez l’oreille, vous tous, habitants du monde,
Bĕnê-ʾādām et bĕnê-ʾîš, riches et pauvres ensemble. [Deux désignations de l’humain pouvant marquer statut ordinaire / notable, mais nuance exacte discutée.]
Ma bouche dira des paroles de sagesse, et la méditation de mon cœur sera intelligence.
Je tends l’oreille vers le proverbe ; j’ouvre mon énigme au son de la lyre.
Pourquoi craindrais-je aux jours du malheur, quand ʿăwōn ʿăqēḇay m’entoure ? [Peut signifier « faute de mes talons » ou « faute de ceux qui me talonnent » ; expression difficile.]
Eux se confient dans leur richesse et se glorifient de l’abondance de leurs biens.
ʾĀḥ lōʾ-pādōh yip̄deh ʾîš ; il ne donnera pas à Dieu son kōp̄er. [Syntaxe ambiguë ; kōp̄er = prix de rançon/compensation.]
Et précieux est le pidyôn de leur nefesh ; il cesse pour toujours. [pidyôn : rançon/rachat ; valeur existentielle de nefesh.]
pour qu’il vive encore à jamais et ne voie pas la fosse.
Car il voit : les sages meurent ; ensemble l’insensé et le sot périssent et laissent à d’autres leurs richesses.
Qirbām/qibrām : leurs maisons pour toujours, leurs demeures de génération en génération ; ils appellent des terres de leurs noms. [Ketiv/qeré : « leur intérieur/pensée » vs lecture liée aux tombeaux/maisons selon traditions ; texte difficile.]
Mais l’homme dans son prestige ne passe pas la nuit ; il ressemble aux bêtes qui périssent.
Tel est leur chemin, leur folie ; et ceux qui viennent après eux se plaisent à leurs paroles. Sélah.
Comme des brebis ils sont placés au Shéol ; la Mort les paît. Au matin les droits domineront sur eux ; wĕṣûrām ... au Shéol, loin de sa demeure. [Dernier membre très difficile ; ketiv/qeré et sens de ṣûr/ṣūrâ débattus.]
Mais Dieu rachètera ma nefesh de la main du Shéol, car yiqqāḥēnî. Sélah. [laqah « prendre/recevoir » peut évoquer une prise auprès de Dieu sans définir ici une doctrine détaillée de l’au-delà.]
Ne crains pas quand un homme s’enrichit, quand la gloire de sa maison augmente.
Car à sa mort il n’emporte rien ; sa gloire ne descend pas après lui.
Même s’il bénit son être durant sa vie — et qu’on te loue parce que tu te fais du bien —,
il rejoindra la génération de ses pères, qui plus jamais ne verront la lumière.
ʾĀdām bîqār wĕlōʾ yāḇîn nišmal aux bêtes qui périssent. [Reprise de 49:13, mais ici « s’il ne comprend pas » remplace « ne demeure pas ».]