Psaumes
IntroductionPsaumes 42
Analyse du texte source · restitution Philologique
Au chef de chœur. Maskil des fils de Coré. [terme de genre ou d’exécution incertain]
Comme une biche taʿărōg après les ʾăp̄îqê-mayim, ainsi ma nefesh soupire après toi, Dieu. [ʾăp̄îqîm : chenaux/cours d’eau ; nefesh = être vivant désirant.]
Ma nefesh a soif de Dieu, du Dieu vivant. Quand viendrai-je wĕʾērāʾeh pĕnê ʾĕlōhîm ? [Le consonantisme permet « voir la face de Dieu » ; vocalisation massorétique : « paraître devant Dieu ». Formule cultuelle.]
Mes larmes sont mon pain jour et nuit, quand on me dit sans cesse : « Où est ton Dieu ? »
Je me souviens de cela et répands ma nefesh sur moi : car ʾeʿbōr bassāk, ʾeddaddēm jusqu’à la maison de Dieu... [Deux verbes/formes difficiles ; procession cultuelle probable.]
Pourquoi te courbes-tu, ma nefesh, et grondes-tu sur moi ? Espère en Dieu, car je le louerai encore — yĕšûʿôt pānāyw. [La ponctuation du refrain est discutée : « saluts de sa face » peut se rattacher au v.7.]
Mon Dieu, mon être s’abat sur moi ; c’est pourquoi je me souviens de toi depuis le pays du Jourdain et des Hermons, depuis la montagne de Mitséar.
Tĕhôm appelle tĕhôm à la voix de tes ṣinnôrîm ; toutes tes vagues et tes lames ont passé sur moi. [ṣinnôrîm : conduits/cataractes, image du chaos aquatique.]
Le jour YHWH ordonne son ḥesed ; la nuit šîrô/šîrî est avec moi, prière au Dieu de ma vie. [Ketiv/qeré autour du suffixe de « chant ».]
Je dis à Dieu, mon rocher : « Pourquoi m’as-tu oublié ? Pourquoi marcher sombre sous l’oppression de l’ennemi ? »
Comme un coup meurtrier dans mes os, mes adversaires m’outragent, quand ils me disent sans cesse : « Où est ton Dieu ? » [expression difficile]
Pourquoi t’abats-tu, mon être, et pourquoi gémis-tu sur moi ? Espère en Dieu, car je le louerai encore, lui, le salut de ma face et mon Dieu.