Psaumes
IntroductionPsaumes 39
Analyse du texte source · restitution Philologique
Au chef de chœur. Pour Yedoutoun. Psaume de David. [nom associé à une tradition musicale lévitique]
J’ai dit : « Je garderai mes chemins, de peur de pécher par ma langue ; je mettrai une muselière à ma bouche tant que le méchant sera devant moi. »
Je suis devenu muet en silence ; je me suis tu miṭṭôḇ, et ma douleur s’est troublée. [miṭṭôḇ : « loin du bien / même du bien », relation discutée.]
Mon cœur brûlait au-dedans de moi ; ba-hăgîgî le feu s’est embrasé ; alors j’ai parlé par ma langue. [hāgîg : murmure/méditation intérieure.]
« Fais-moi connaître, YHWH, ma fin, et quelle est la mesure de mes jours ; que je sache combien je suis fragile. »
Voici : des ṭĕp̄āḥôt tu as fait mes jours ; et ma durée est comme rien devant toi. Seulement heḇel, tout ʾādām debout. Sélah. [ṭepaḥ = largeur d’une main ; heḇel = souffle/vapeur/vanité.]
Seulement en ṣelem marche l’homme ; seulement heḇel, ils s’agitent ; il amasse et ne sait pas qui recueillera. [ṣelem : image/ombre-forme ; heḇel : souffle/vapeur.]
Et maintenant, qu’ai-je à espérer, Seigneur ? Mon attente est en toi.
De toutes mes révoltes, délivre-moi ; ne fais pas de moi l’opprobre de l’insensé.
Je suis devenu muet, je n’ouvre pas la bouche, car c’est toi qui as agi.
Écarte de moi ton coup ; sous l’attaque de ta main, je me consume.
Par tes corrections pour la faute, tu disciplines l’homme ; comme la teigne, tu dissous ce qu’il a de précieux. Oui, tout humain n’est qu’un souffle. Sélah.
Écoute ma prière, YHWH ; prête l’oreille à mon cri ; à mes larmes ne reste pas silencieux. Car gēr je suis avec toi, tôšāḇ comme tous mes pères. [Vocabulaire juridique/social de l’étranger résident et du résident temporaire.]
Détourne de moi ton regard, que je retrouve le sourire, avant que je m’en aille et ne sois plus.