Psaumes
IntroductionPsaumes 115
Analyse du texte source · restitution Philologique
Non pas à nous, YHWH, non pas à nous, mais à ton nom donne gloire, à cause de ton ḥesed, à cause de ton ʾemet. [Référence canonique MT : Ps 115. Avec Ps 114 MT, il constitue le Ps 113 LXX/Vulgate. ḥesed et ʾemet forment le couple de fidélité/fiabilité qui motive la gloire du nom.]
Pourquoi les nations diraient-elles : « Où donc est leur Dieu ? »
Notre Dieu est dans les cieux ; tout ce qu’il désire, il le fait.
Leurs idoles sont argent et or, ouvrage de mains humaines. [Le contraste du psaume oppose le Dieu qui agit (v. 3) aux objets fabriqués par l’humain (v. 4–7).]
Elles ont une bouche et ne parlent pas, des yeux et ne voient pas,
des oreilles et n’entendent pas, un nez et ne sentent pas.
Elles ont des mains et ne touchent pas, des pieds et ne marchent pas ; elles ne h-g-h pas dans leur gorge. [Le verbe final est de la famille h-g-h, « murmurer/émettre un son/méditer » : ironie forte face aux idoles muettes, en contraste avec la parole et la louange vivantes.]
Comme elles seront ceux qui les font, tous ceux qui mettent leur confiance en elles. [Le psaume affirme une assimilation du fabricant et du fidèle à l’objet inerte auquel ils se confient.]
Israël, mets ta confiance dans YHWH ! Il est leur secours et leur bouclier.
Maison d’Aaron, mettez votre confiance dans YHWH ! Il est leur secours et leur bouclier.
Vous qui craignez YHWH, mettez votre confiance dans YHWH ! Il est leur secours et leur bouclier. [Les v. 9–11 forment un refrain responsorial à trois groupes : Israël, maison d’Aaron, ceux qui craignent YHWH.]
YHWH se souvient de nous : il bénira ; il bénira la maison d’Israël, il bénira la maison d’Aaron. [La répétition de « il bénira » prépare le refrain des v. 13–15.]
Il bénira ceux qui craignent YHWH, les petits avec les grands.
Que YHWH vous multiplie, vous et vos fils !
Soyez bénis par YHWH, lui qui fait les cieux et la terre.
Les cieux sont les cieux de YHWH, mais la terre, il l’a donnée aux fils d’Adam.
Ce ne sont pas les morts qui louent Yah, ni tous ceux qui descendent dans la dûmâ. [dûmâ : silence, domaine silencieux de la mort ; la louange vivante du v. 18 répond directement à ce contraste.]
Mais nous, nous bénirons Yah, dès maintenant et pour toujours. Louez Yah ! [La conclusion fait répondre la communauté vivante au silence des morts du v. 17.]