Osée
IntroductionOsée 2
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Pourtant, les fils d’Israël redeviendront innombrables comme le sable de la mer ; là même où on leur disait « Vous n’êtes pas mon peuple », on les appellera « Fils du Dieu vivant ».
Juda et Israël seront de nouveau réunis sous un même chef et remonteront ensemble, car le jour de Jizréel deviendra un grand jour de restauration.
Vous pourrez alors dire à vos frères : « Mon peuple », et à vos sœurs : « Prises-en-pitié ».
Mais pour l’instant, accusez votre mère, car elle a rompu la relation conjugale : qu’elle abandonne l’infidélité qu’elle affiche ouvertement.
Sinon je la dépouillerai de tout ce qui la couvre et la ramènerai à une nudité comparable à celle de sa naissance ; son pays deviendra sec comme un désert, privé d’eau et de vie.
Je ne pourrai pas non plus traiter ses enfants comme s’ils étaient étrangers à cette infidélité, puisqu’ils en sont eux-mêmes issus.
Leur mère a couru après d’autres maîtres en disant : « Ce sont eux qui me donnent nourriture, eau, vêtements, huile et boissons. »
C’est pourquoi je vais fermer son chemin par des obstacles, comme une haie d’épines et un mur, afin qu’elle ne puisse plus rejoindre ceux qu’elle poursuit.
Elle cherchera ses amants sans les trouver ; alors elle finira par dire : « Je retournerai vers mon premier mari, car j’étais mieux avec lui qu’aujourd’hui. »
Elle n’avait pas compris que le grain, le vin nouveau, l’huile, l’argent et l’or venaient de moi, alors qu’elle les utilisait pour honorer Baal.
Je vais donc reprendre ces dons au moment de la récolte et retirer jusqu’à la laine et au lin qui couvraient sa nudité.
Sa honte apparaîtra alors publiquement devant ceux qu’elle prenait pour ses protecteurs, et aucun d’eux ne pourra l’arracher de ma main.
Je ferai cesser ses fêtes, ses nouvelles lunes, ses sabbats et toutes les assemblées religieuses dont elle se réjouissait.
Je dévasterai ses vignes et ses figuiers, qu’elle considérait comme le salaire reçu de ses amants ; ils retourneront à l’état sauvage et seront mangés par les bêtes.
Je lui demanderai compte des jours consacrés aux Baals, lorsqu’elle se parait de ses bijoux, poursuivait ses autres amours et m’oubliait, dit le SEIGNEUR.
Mais ensuite, c’est moi qui la conduirai au désert pour recommencer autrement avec elle ; là, je parlerai directement à son cœur.
Depuis ce lieu de dépouillement, je lui rendrai ses vignes et transformerai la vallée du malheur en porte d’espérance ; elle répondra à nouveau comme au temps de sa jeunesse et de la sortie d’Égypte.
Ce jour-là, dit le SEIGNEUR, tu m’appelleras simplement « mon mari » et tu n’utiliseras plus pour moi le titre ambigu de « mon Baal ».
Je ferai disparaître de sa bouche les noms mêmes des Baals, afin qu’ils ne structurent plus sa relation au divin.
Je conclurai alors pour eux une alliance de paix qui touchera même le monde animal ; je ferai disparaître du pays l’arc, l’épée et la guerre, et je les ferai reposer en sécurité.
Je te fiancerai de nouveau à moi, cette fois pour toujours, dans une relation fondée sur la justice, le droit, la fidélité et la compassion.
Je te prendrai pour moi dans une fidélité véritable, et tu connaîtras enfin le SEIGNEUR dans une relation vivante.
Ce jour-là, je répondrai : je répondrai aux cieux, et les cieux répondront à la terre.
La terre répondra au grain, au vin nouveau et à l’huile ; et tous répondront à Jizréel, désormais compris comme celui que Dieu sème.
Je sèmerai mon peuple pour moi dans le pays ; je rendrai ma compassion à Lo-Rouhama et je dirai à Lo-Ammi : « Tu es mon peuple. » Alors il répondra : « Mon Dieu. »