Osée
IntroductionOsée 11
Nuances du texte source · restitution Déployée
La relation est décrite ici comme celle d’un père envers son enfant : l’Exode devient l’acte inaugural de cet amour.
L’appel divin produit paradoxalement un éloignement croissant : l’infidélité est réponse à la grâce reçue.
Et moi, j’ai appris à marcher à Éphraïm, je les prenais sur les bras ; mais ils n’ont pas reconnu que c’était moi qui les guérissais.
Je les tirais avec des cordes humaines, avec des liens d’amour ; j’étais pour eux comme ceux qui soulèvent le joug de leurs mâchoires, et doucement je me penchais vers lui pour le nourrir.
Le nouvel esclavage ne sera pas nécessairement un retour géographique en Égypte : l’Assyrie devient le véritable anti-Exode.
L’épée tournoiera dans ses villes, brisera ses défenses et les dévorera à cause de leurs projets.
Mon peuple demeure suspendu à son infidélité envers moi ; on l’appelle vers le Très-Haut, mais ensemble ils ne se relèvent pas.
Le jugement se heurte ici à l’amour divin : les villes détruites de la plaine servent de comparaison que Dieu refuse finalement d’accomplir.
La sainteté divine est ici raison de miséricorde et non simple distance : Dieu n’est pas prisonnier de l’escalade humaine de vengeance.
Le rugissement qui ailleurs annonce le jugement devient ici signal de rassemblement des enfants dispersés.
Les images de fuite sont retournées en images de retour : Égypte et Assyrie deviennent points de départ du rassemblement.