Nombres
IntroductionNombres 14
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
À ce rapport, toute la communauté se mit à crier et le peuple passa la nuit à pleurer.
Les fils d’Israël murmurèrent contre Moïse et Aaron, allant jusqu’à souhaiter être morts en Égypte ou dans le désert.
Ils accusèrent le SEIGNEUR de les conduire vers un pays où ils tomberaient sous l’épée et où leurs femmes et leurs enfants seraient capturés ; ils envisagèrent de retourner en Égypte.
Ils se proposèrent même de choisir un nouveau chef pour reprendre le chemin de l’Égypte.
Moïse et Aaron tombèrent face contre terre devant toute l’assemblée d’Israël.
Josué, fils de Noun, et Caleb, fils de Yefounné, qui avaient eux aussi exploré le pays, déchirèrent leurs vêtements.
Ils affirmèrent devant toute la communauté que le pays parcouru était véritablement très bon.
Si le SEIGNEUR prenait plaisir en Israël, il le ferait entrer dans ce pays ruisselant de lait et de miel et le lui donnerait.
Ils exhortèrent donc le peuple à ne pas se révolter et à ne pas craindre les habitants : leur protection s’était retirée tandis que le SEIGNEUR était avec Israël ; ils seraient pour lui comme une proie facile.
La communauté parla alors de lapider Josué et Caleb. Mais la gloire du SEIGNEUR apparut à tous les fils d’Israël dans la tente de la Rencontre.
Le SEIGNEUR demanda à Moïse jusqu’à quand ce peuple le mépriserait et refuserait de lui faire confiance malgré tous les signes accomplis.
Il annonça qu’il pourrait frapper le peuple par un fléau, le déposséder et faire de Moïse une nation plus grande et plus forte.
Moïse intercéda en rappelant que les Égyptiens apprendraient ce qui serait arrivé au peuple que Dieu avait fait sortir avec puissance.
Les nations savaient déjà que le SEIGNEUR demeurait au milieu d’Israël, se manifestait directement à lui et le guidait par la nuée le jour et le feu la nuit.
Si Dieu faisait maintenant mourir tout ce peuple d’un seul coup, les nations qui avaient entendu parler de lui réagiraient.
Elles diraient que le SEIGNEUR avait détruit Israël dans le désert parce qu’il n’avait pas eu la puissance de l’introduire dans le pays promis.
Moïse demanda donc que la puissance du Seigneur se manifeste conformément à ce qu’il avait lui-même déclaré :
le SEIGNEUR est lent à la colère et abondant en fidélité ; il porte et pardonne la faute et la rébellion, sans pour autant traiter le mal comme s’il n’avait aucune conséquence.
Moïse le supplia de pardonner encore la faute du peuple selon la grandeur de sa fidélité, comme il l’avait déjà supporté depuis l’Égypte.
Le SEIGNEUR répondit qu’il pardonnait conformément à l’intercession de Moïse.
Cependant, aussi vrai qu’il est vivant et que sa gloire remplit toute la terre,
les hommes qui avaient vu sa gloire et ses signes, puis l’avaient mis à l’épreuve à répétition sans écouter sa voix,
ne verraient pas le pays promis à leurs pères. Ceux qui avaient méprisé le SEIGNEUR n’y entreraient pas.
Caleb ferait exception : animé d’une autre disposition et ayant suivi pleinement le SEIGNEUR, il entrerait dans le pays exploré et sa descendance en hériterait.
Comme les Amalécites et les Cananéens occupaient la vallée, Israël devait dès le lendemain repartir vers le désert, en direction de la mer des Roseaux.
Le SEIGNEUR adressa alors à Moïse et Aaron une déclaration sur toute la communauté.
Il avait entendu les murmures de cette communauté qui ne cessait de se plaindre contre lui.
Il leur annonça que leurs propres paroles seraient prises au sérieux : comme ils avaient souhaité mourir dans le désert, c’est là que leur génération mourrait.
Tous les hommes recensés à partir de vingt ans qui avaient murmuré contre le SEIGNEUR tomberaient dans ce désert.
Aucun d’eux n’entrerait dans le pays promis, excepté Caleb, fils de Yefounné, et Josué, fils de Noun.
En revanche, les enfants dont ils avaient dit qu’ils deviendraient une proie seraient conduits dans ce pays et le connaîtraient.
Quant aux adultes rebelles, leurs corps tomberaient dans le désert.
Leurs fils vivraient comme bergers dans le désert pendant quarante ans et porteraient les conséquences de l’infidélité de leurs pères jusqu’à la disparition de cette génération.
Aux quarante jours d’exploration correspondraient quarante années, une année pour chaque jour ; le peuple ferait ainsi l’expérience de l’opposition de Dieu, selon un terme hébreu rare dont la nuance exacte reste discutée.
Le SEIGNEUR déclara que cette mauvaise communauté liguée contre lui finirait et mourrait dans le désert.
Les explorateurs qui avaient répandu un mauvais rapport sur le pays et entraîné la communauté dans le murmure furent particulièrement visés.
Ces hommes moururent frappés devant le SEIGNEUR.
Parmi les explorateurs, Josué et Caleb restèrent en vie.
Lorsque Moïse rapporta ces paroles, le peuple prit un grand deuil.
Le lendemain matin, certains voulurent malgré tout monter vers le pays promis, reconnaissant qu’ils avaient péché.
Moïse leur répondit que cette initiative transgressait maintenant l’ordre du SEIGNEUR et ne réussirait pas.
Ils ne devaient pas monter, car le SEIGNEUR ne serait pas au milieu d’eux et leurs ennemis les vaincraient.
Les Amalécites et les Cananéens se trouvaient devant eux ; puisqu’ils s’étaient détournés du SEIGNEUR, celui-ci ne les accompagnerait pas.
Ils eurent pourtant la présomption de monter vers les hauteurs, tandis que l’arche de l’alliance du SEIGNEUR et Moïse restaient dans le camp.
Les Amalécites et les Cananéens descendirent alors contre eux, les battirent et les poursuivirent jusqu’à Horma.