Nombres
IntroductionNombres 11
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Le peuple se mit à murmurer d’une manière que le SEIGNEUR jugea mauvaise. Lorsqu’il entendit ces plaintes, sa colère s’enflamma et un feu venu du SEIGNEUR brûla à l’extrémité du camp.
Le peuple appela Moïse au secours ; Moïse pria le SEIGNEUR et le feu s’apaisa.
On appela cet endroit Tabéra, nom lié au fait de « brûler », parce que le feu du SEIGNEUR s’y était embrasé.
Puis les gens mêlés au peuple furent saisis d’un désir intense de nourriture, et les fils d’Israël recommencèrent à pleurer en demandant qui leur donnerait de la viande.
Ils idéalisèrent leur vie en Égypte en se rappelant le poisson, les concombres, les melons, les poireaux, les oignons et l’ail qu’ils y mangeaient.
Ils se plaignaient désormais de dépérir et de n’avoir devant les yeux que la manne.
La manne avait l’apparence d’une graine de coriandre et un aspect comparé au bdellium.
Le peuple la ramassait, la broyait ou la pilait, puis la faisait cuire pour en préparer des galettes ; son goût était celui d’une préparation riche à l’huile, selon une expression hébraïque dont le détail est difficile à préciser.
La nuit, lorsque la rosée descendait sur le camp, la manne descendait avec elle.
Moïse entendit alors les familles pleurer chacune à l’entrée de sa tente. La colère du SEIGNEUR s’enflamma fortement, et Moïse lui-même fut profondément affecté par la situation.
Il demanda au SEIGNEUR pourquoi il avait imposé à son serviteur la charge de tout ce peuple au lieu de lui accorder sa faveur.
Moïse protesta qu’il n’avait ni conçu ni enfanté ce peuple : pourquoi devait-il le porter comme un nourricier porte un enfant jusqu’au pays promis aux ancêtres ?
Il demanda où il pourrait trouver assez de viande pour répondre à un peuple entier qui pleurait auprès de lui.
Il déclara qu’il ne pouvait plus porter seul une charge aussi lourde.
Dans son épuisement, il demanda même à Dieu de le faire mourir plutôt que de le laisser continuer à contempler ce malheur.
Le SEIGNEUR lui ordonna de rassembler soixante-dix anciens d’Israël reconnus comme responsables du peuple et de les conduire à la tente de la Rencontre.
Le SEIGNEUR descendrait leur parler ; il mettrait sur ces anciens de l’Esprit qui reposait sur Moïse afin qu’ils partagent avec lui la charge du peuple.
Moïse devait annoncer au peuple de se préparer pour le lendemain : puisqu’il avait pleuré en regrettant l’Égypte et réclamé de la viande, le SEIGNEUR allait lui en donner.
Il n’en mangerait pas seulement pendant un ou deux jours, ni cinq, dix ou vingt jours,
mais pendant un mois entier, jusqu’à en être écœuré, parce qu’il avait rejeté le SEIGNEUR présent au milieu de lui en regrettant sa sortie d’Égypte.
Moïse fit remarquer que le peuple comptait environ six cent mille hommes de pied : comment pouvait-on nourrir d’une telle quantité de viande une foule pareille pendant un mois ?
Il demanda si tous les troupeaux égorgés ou tous les poissons de la mer pourraient seulement suffire.
Le SEIGNEUR lui répondit par une image : sa main serait-elle devenue trop courte ? Moïse allait voir si sa parole s’accomplirait.
Moïse transmit au peuple les paroles du SEIGNEUR, puis rassembla soixante-dix anciens et les plaça autour de la tente.
Le SEIGNEUR descendit dans la nuée, parla à Moïse et mit sur les soixante-dix anciens de l’Esprit qui reposait sur lui. Ils prophétisèrent lorsque l’Esprit vint sur eux ; l’expression finale indique vraisemblablement que cette manifestation ne se poursuivit pas continuellement.
Deux hommes, Eldad et Médad, étaient restés dans le camp. Bien qu’inscrits parmi les anciens, ils n’étaient pas sortis vers la tente ; l’Esprit reposa néanmoins sur eux et ils prophétisèrent dans le camp.
Un jeune homme courut avertir Moïse qu’Eldad et Médad prophétisaient dans le camp.
Josué, fils de Noun et serviteur de Moïse depuis sa jeunesse, demanda à Moïse de les en empêcher.
Moïse refusa cette jalousie en sa faveur et exprima au contraire le souhait que tout le peuple du SEIGNEUR puisse prophétiser si le SEIGNEUR mettait son Esprit sur tous.
Puis Moïse et les anciens retournèrent dans le camp.
Un vent envoyé par le SEIGNEUR amena des cailles depuis la mer et les rabattit tout autour du camp, sur une vaste étendue et à faible hauteur au-dessus du sol.
Le peuple passa toute la journée, toute la nuit et le lendemain à ramasser les cailles ; même celui qui en prit le moins en accumula dix homers, puis ils les étendirent autour du camp.
Mais alors que la viande était encore entre leurs dents, avant d’être consommée, la colère du SEIGNEUR s’enflamma et un très grand fléau frappa le peuple.
On appela ce lieu Kibroth-Hattaava, « tombes du désir », parce qu’on y enterra ceux qui s’étaient abandonnés à leur convoitise.
Le peuple quitta ensuite Kibroth-Hattaava pour Hatséroth, où il séjourna.