Matthieu
IntroductionMatthieu 6
S2 · Révision philologique approfondie · Contexte juif du Ier siècle
Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les humains dans le but d’être remarqués par eux ; sinon, vous n’avez pas de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux.
Quand donc tu fais l’aumône, ne le proclame pas devant toi comme le font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues pour recevoir la gloire des humains. Amen, je vous le dis : ils ont déjà reçu toute leur récompense.
Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta droite,
afin que ton don reste dans le secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.
Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites qui aiment prier debout dans les synagogues et aux angles des places afin d’être vus. Amen, je vous le dis : ils ont déjà reçu leur récompense.
Mais toi, lorsque tu pries, entre dans la pièce la plus retirée, ferme la porte et prie ton Père qui est dans le secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.
Lorsque vous priez, ne rabâchez pas des paroles vides comme les gens des nations, qui pensent être exaucés à force de multiplier les mots.
Ne leur ressemblez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous le lui demandiez.
Vous donc, priez ainsi : « Notre Père qui es dans les cieux, que ton Nom soit reconnu comme saint ;
que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme elle l’est au ciel.
Donne-nous aujourd’hui le pain dont nous avons besoin pour ce jour ;
remets-nous nos dettes, comme nous aussi nous remettons à ceux qui nous doivent ;
et ne nous fais pas entrer dans l’épreuve, mais délivre-nous du mal. »
Car si vous remettez aux humains leurs fautes, votre Père céleste vous remettra aussi les vôtres ;
mais si vous ne remettez pas aux humains, votre Père ne remettra pas non plus vos fautes.
Lorsque vous jeûnez, ne prenez pas un air sombre comme les hypocrites qui altèrent leur visage pour faire voir aux autres qu’ils jeûnent. Amen, je vous le dis : ils ont déjà reçu leur récompense.
Mais toi, lorsque tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage,
afin que ton jeûne ne soit pas montré aux humains, mais à ton Père qui est dans le secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.
Ne vous amassez pas de trésors sur la terre, où la mite et la destruction les font disparaître, et où les voleurs percent les murs et dérobent.
Amassez-vous plutôt des trésors dans les cieux, là où ni mite ni destruction ne les font disparaître et où les voleurs ne percent ni ne dérobent.
Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.
La lampe du corps, c’est l’œil. Si donc ton œil est généreux et sans duplicité, ton corps tout entier sera dans la lumière.
Mais si ton œil est mauvais, ton corps tout entier sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi devient ténèbres, combien profondes seront ces ténèbres !
Personne ne peut être au service de deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon.
C’est pourquoi je vous dis : ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez ou boirez, ni pour votre corps de ce dont vous vous vêtirez. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ?
Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent et ne rassemblent rien dans des greniers, et pourtant votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ?
Qui parmi vous, par son inquiétude, peut ajouter une seule coudée à la mesure de sa vie ?
Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement ? Observez les fleurs des champs, comment elles poussent : elles ne peinent ni ne filent ;
pourtant, je vous le dis, même Salomon dans toute sa splendeur n’a pas été vêtu comme l’une d’elles.
Si Dieu habille ainsi l’herbe des champs, présente aujourd’hui et demain jetée au four, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, gens de peu de foi ?
Ne vous inquiétez donc pas en disant : « Que mangerons-nous ? Que boirons-nous ? De quoi nous vêtirons-nous ? »
Toutes ces choses, les gens des nations les recherchent avec empressement ; votre Père céleste sait que vous avez besoin de tout cela.
Cherchez d’abord son règne et sa justice, et tout cela vous sera donné en plus.
Ne vous inquiétez donc pas du lendemain : le lendemain s’inquiétera de lui-même. À chaque jour suffit sa peine.