Matthieu
IntroductionMatthieu 12
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
À cette époque, Jésus traversa des champs de céréales un jour de sabbat. Ses disciples eurent faim et commencèrent à arracher des épis pour les manger.
En voyant cela, les pharisiens lui dirent : « Regarde ! Tes disciples font ce qui n’est pas permis le jour du sabbat. »
Jésus leur répondit : « N’avez-vous pas lu ce que David a fait lorsqu’il eut faim, lui et ceux qui l’accompagnaient ?
Il entra dans la maison de Dieu et ils mangèrent les pains de la Présence, alors que seuls les prêtres avaient normalement le droit d’en manger.
Ou n’avez-vous pas lu dans la Loi que, le jour du sabbat, les prêtres accomplissent dans le sanctuaire des tâches qui, ailleurs, seraient considérées comme une violation du sabbat, et pourtant ils ne sont pas coupables ?
Je vous le dis : il y a ici plus grand que le sanctuaire.
Si vous aviez compris cette parole : Je veux la miséricorde et non le sacrifice, vous n’auriez pas condamné des innocents.
Car le Fils de l’homme est maître du sabbat. »
Jésus partit de là et entra dans leur synagogue.
Un homme qui avait une main atrophiée s’y trouvait. Pour pouvoir accuser Jésus, on lui demanda : « Est-il permis de guérir quelqu’un le jour du sabbat ? »
Jésus leur répondit : « Si l’un de vous n’a qu’une seule brebis et qu’elle tombe dans une fosse le jour du sabbat, ne la saisira-t-il pas pour la sortir de là ?
Un être humain vaut bien davantage qu’une brebis. Il est donc permis de faire le bien le jour du sabbat. »
Puis il dit à l’homme : « Étends ta main. » L’homme l’étendit, et sa main retrouva toute sa santé, comme l’autre.
Les pharisiens sortirent alors et se concertèrent pour trouver le moyen de faire mourir Jésus.
Jésus en eut connaissance et se retira de cet endroit. Beaucoup de gens le suivirent et il les guérit tous.
Mais il leur ordonna fermement de ne pas faire connaître son identité.
Ainsi s’accomplissait la parole transmise par le prophète Isaïe :
Voici mon serviteur que j’ai choisi, mon bien-aimé en qui je trouve ma joie. Je mettrai mon Esprit sur lui et il annoncera la justice aux nations.
Il ne cherchera pas la querelle et ne criera pas ; on n’entendra pas sa voix retentir sur les places.
Il ne brisera pas le roseau déjà froissé et n’éteindra pas la mèche qui fume encore, jusqu’à ce qu’il conduise la justice à la victoire.
Et les nations placeront leur espérance en son nom.
On amena alors à Jésus un homme sous l’emprise d’un démon, aveugle et incapable de parler. Jésus le guérit, de sorte qu’il put parler et voir.
Toute la foule fut saisie d’étonnement et se demandait : « Cet homme ne serait-il pas le Fils de David ? »
Mais les pharisiens, en entendant cela, affirmèrent : « Il ne chasse les démons que par Béelzéboul, le chef des démons. »
Jésus connaissait leurs pensées et leur dit : « Tout royaume qui se divise contre lui-même finit par être dévasté ; aucune ville ni aucune maison divisée contre elle-même ne peut tenir.
Si Satan chasse Satan, il combat contre lui-même. Comment son royaume pourrait-il alors subsister ?
Et si moi, je chasse les démons par Béelzéboul, par qui les membres de votre propre groupe les chassent-ils ? Ils deviennent ainsi eux-mêmes les témoins contre votre raisonnement.
Mais si c’est par l’Esprit de Dieu que je chasse les démons, alors le royaume de Dieu vous a déjà atteints.
Comment quelqu’un pourrait-il entrer dans la maison d’un homme fort et prendre ses biens sans avoir d’abord maîtrisé cet homme ? Alors seulement il pourra piller sa maison.
Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui ne rassemble pas avec moi disperse.
C’est pourquoi je vous le dis : tout péché et toute parole blasphématoire pourront être pardonnés aux humains, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera pas pardonné.
Celui qui prononce une parole contre le Fils de l’homme pourra recevoir le pardon ; mais celui qui parle contre l’Esprit Saint ne recevra pas ce pardon, ni dans l’âge présent ni dans celui qui vient.
Considérez l’arbre : s’il est bon, son fruit sera bon ; s’il est mauvais, son fruit sera mauvais. C’est à son fruit que l’on reconnaît l’arbre.
Engeance de vipères ! Comment pourriez-vous dire de bonnes choses alors que votre intérieur est mauvais ? Car la bouche exprime ce dont le cœur déborde.
L’homme bon tire de bonnes choses de la bonne réserve de son cœur ; l’homme mauvais tire de mauvaises choses de sa mauvaise réserve.
Je vous le dis : au jour du jugement, les humains devront rendre compte de toute parole inutile qu’ils auront prononcée.
Car tes paroles pourront témoigner de ta justice, et tes paroles pourront aussi conduire à ta condamnation. »
Alors quelques scribes et pharisiens lui dirent : « Maître, nous voulons que tu nous montres un signe. »
Jésus leur répondit : « Une génération mauvaise et infidèle réclame un signe ; elle n’en recevra pas d’autre que le signe du prophète Jonas.
De même que Jonas resta trois jours et trois nuits dans le ventre du grand animal marin, le Fils de l’homme sera trois jours et trois nuits au cœur de la terre.
Au jour du jugement, les habitants de Ninive se lèveront avec cette génération et la condamneront, car ils ont changé de conduite en entendant la proclamation de Jonas. Or il y a ici plus que Jonas.
La reine du Sud se lèvera elle aussi au jugement avec cette génération et la condamnera, car elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon. Or il y a ici plus que Salomon.
Lorsqu’un esprit impur sort d’une personne, il parcourt des lieux arides en cherchant du repos, mais il n’en trouve pas.
Il se dit alors : “Je vais retourner dans la maison que j’ai quittée.” À son arrivée, il la trouve vide, balayée et bien rangée.
Il va alors chercher sept autres esprits encore plus mauvais que lui ; ils entrent et s’y installent. L’état final de cette personne devient ainsi pire que le premier. Il en sera de même pour cette génération mauvaise.
Pendant que Jésus parlait encore aux foules, sa mère et ses frères se tenaient dehors et cherchaient à lui parler.
Quelqu’un lui dit : « Ta mère et tes frères sont dehors et cherchent à te parler. »
Jésus répondit à celui qui lui avait parlé : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? »
Puis il étendit la main vers ses disciples et dit : « Voici ma mère et mes frères.
Car celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux est pour moi un frère, une sœur et une mère. »