Luc 20

Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase

Un jour, tandis que Jésus enseignait le peuple dans le Temple et annonçait la bonne nouvelle, les chefs des prêtres, les scribes et les anciens vinrent à lui.

Ils lui demandèrent par quelle autorité il agissait ainsi et qui lui avait donné cette autorité.

Jésus leur répondit qu’il allait, lui aussi, leur poser une question.

Il leur demanda si le baptême de Jean venait du ciel ou des hommes.

Ils raisonnèrent entre eux : s’ils répondaient qu’il venait du ciel, Jésus demanderait pourquoi ils n’avaient pas cru Jean.

Mais s’ils disaient qu’il venait des hommes, tout le peuple risquait de les lapider, car Jean était tenu pour un prophète.

Ils répondirent donc qu’ils ne savaient pas d’où venait son autorité.

Jésus leur dit qu’il ne leur dirait pas non plus par quelle autorité il agissait.

Il raconta alors au peuple l’histoire d’un homme qui planta une vigne, la confia à des vignerons et partit longtemps à l’étranger.

Au moment des récoltes, il envoya un serviteur pour recevoir sa part des fruits ; les vignerons le frappèrent et le renvoyèrent les mains vides.

Il envoya un deuxième serviteur ; eux aussi le frappèrent, l’humilièrent et le renvoyèrent sans rien.

Il en envoya un troisième ; ils le blessèrent à son tour et le jetèrent dehors.

Le propriétaire se demanda alors quoi faire et décida d’envoyer son fils bien-aimé, pensant qu’ils le respecteraient peut-être.

Mais en le voyant, les vignerons se dirent : « Voici l’héritier. Tuons-le, et l’héritage sera à nous. »

Ils le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Jésus demanda ce que le propriétaire leur ferait.

Il viendrait faire périr ces vignerons et donnerait la vigne à d’autres. En entendant cela, certains s’écrièrent : « Que cela n’arrive pas ! »

Jésus les regarda et leur demanda alors le sens de cette parole de l’Écriture : « La pierre rejetée par les bâtisseurs est devenue la pierre principale de l’angle. »

Celui qui tombera sur cette pierre sera brisé, et celui sur qui elle tombera sera écrasé.

Les scribes et les chefs des prêtres comprirent que la parabole les visait. Ils voulurent l’arrêter immédiatement, mais ils avaient peur du peuple.

Ils se mirent donc à le surveiller et envoyèrent des agents qui feignaient d’être justes afin de le piéger dans ses paroles et de le livrer au pouvoir du gouverneur.

Ces hommes lui dirent qu’ils savaient qu’il parlait avec droiture, ne faisait pas de favoritisme et enseignait avec vérité le chemin de Dieu.

Puis ils lui demandèrent s’il était permis ou non de payer l’impôt à César.

Jésus comprit leur ruse.

Il demanda qu’on lui montre un denier : « De qui porte-t-il l’image et l’inscription ? » Ils répondirent : « De César. »

Jésus leur dit alors : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »

Ils ne réussirent pas à le prendre en défaut devant le peuple. Étonnés de sa réponse, ils gardèrent le silence.

Quelques sadducéens, qui contestent la résurrection, vinrent ensuite l’interroger.

Ils rappelèrent la loi de Moïse selon laquelle, si un homme meurt sans enfant en laissant une femme, son frère doit épouser la veuve afin de donner une descendance au défunt.

Ils racontèrent le cas de sept frères : le premier épousa une femme et mourut sans enfant.

Le deuxième fit de même,

puis le troisième, et ainsi de suite jusqu’au septième ; tous moururent sans laisser d’enfant.

Finalement, la femme mourut elle aussi.

Ils demandèrent alors de qui elle serait la femme lors de la résurrection, puisque les sept l’avaient épousée.

Jésus répondit que les gens du monde présent se marient et sont donnés en mariage.

Mais ceux qui seront jugés dignes de prendre part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne se marient plus.

Ils ne peuvent plus mourir ; ils sont semblables aux anges et sont fils de Dieu parce qu’ils sont fils de la résurrection.

Jésus ajouta que Moïse lui-même avait indiqué la résurrection des morts dans le récit du Buisson, lorsqu’il appelle le Seigneur Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob.

Dieu n’est donc pas Dieu des morts mais des vivants, car tous vivent pour lui.

Quelques scribes lui dirent alors : « Maître, tu as bien parlé. »

Et plus personne n’osait lui poser de question.

Jésus leur demanda comment on pouvait dire que le Christ était fils de David.

Car David lui-même dit dans le livre des Psaumes : « Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite,

jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis un marchepied pour tes pieds. »

Si David l’appelle Seigneur, demanda Jésus, comment est-il son fils ?

Alors que tout le peuple l’écoutait, Jésus dit à ses disciples :

« Méfiez-vous des scribes : ils aiment se promener en longues robes, recevoir les salutations sur les places, occuper les premiers sièges dans les synagogues et les meilleures places dans les repas.

Ils dévorent les biens des veuves et font de longues prières pour sauver les apparences. Ils recevront une condamnation plus sévère. »

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