Juges
IntroductionJuges 21
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Les Israélites avaient juré à Mitspa qu’aucun d’eux ne donnerait sa fille en mariage à un Benjaminite.
Après la guerre, le peuple vint à Béthel et pleura abondamment devant Dieu jusqu’au soir.
Ils demandèrent pourquoi une tribu d’Israël se trouvait maintenant menacée de disparition.
Le lendemain, ils bâtirent un autel et offrirent holocaustes et sacrifices de communion.
Ils cherchèrent alors quelle communauté n’était pas venue à l’assemblée de Mitspa, puisqu’un autre serment condamnait à mort les absents.
Le peuple éprouva du regret et de la compassion pour Benjamin, son frère, désormais presque retranché d’Israël.
Il fallait trouver des femmes pour les survivants sans violer le serment interdisant de leur donner les filles d’Israël.
On découvrit que Yabesh-de-Galaad n’avait envoyé personne à Mitspa.
Le recensement confirma l’absence totale de cette ville.
L’assemblée envoya alors douze mille hommes avec l’ordre de frapper Yabesh-de-Galaad, y compris femmes et enfants ; le texte enchaîne cette violence directement sur le serment antérieur.
L’ordre prescrivait de vouer au ḥerem tous les hommes et les femmes ayant connu sexuellement un homme.
Les soldats trouvèrent quatre cents jeunes filles vierges et les amenèrent au camp de Silo.
L’assemblée proclama alors la paix aux six cents Benjaminites réfugiés au rocher de Rimmôn.
Les quatre cents jeunes femmes de Yabesh-de-Galaad leur furent données, mais leur nombre ne suffisait pas.
Le peuple continua donc à regretter la brèche ouverte dans les tribus d’Israël.
Les anciens cherchèrent une solution pour les hommes de Benjamin qui restaient sans épouse.
Ils estimaient nécessaire de préserver un héritage aux survivants afin que Benjamin ne disparaisse pas comme tribu.
Mais leur serment les empêchait de donner directement leurs propres filles.
Ils se rappelèrent alors qu’une fête annuelle du SEIGNEUR avait lieu à Silo.
Ils ordonnèrent aux Benjaminites de se cacher dans les vignes.
Lorsque les jeunes femmes de Silo sortiraient pour danser, chacun devait en saisir une et repartir vers le territoire de Benjamin ; le texte décrit explicitement un enlèvement.
Si les familles se plaignaient, les anciens expliqueraient qu’elles n’avaient techniquement pas « donné » leurs filles et n’avaient donc pas violé leur serment.
Les Benjaminites suivirent ce plan, enlevèrent des danseuses selon leur nombre, retournèrent dans leur héritage et rebâtirent leurs villes.
Puis les autres Israélites repartirent chacun vers sa tribu, son clan et son héritage.
Le livre se ferme sur sa formule-cadre : en ces jours-là, il n’y avait pas de roi en Israël ; chacun faisait ce qui était droit à ses propres yeux.