Juges
IntroductionJuges 20
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Tout Israël se rassembla comme un seul homme à Mitspa, depuis Dan jusqu’à Beer-Shéba et Galaad.
Les chefs des tribus se présentèrent avec une armée de quatre cent mille hommes tirant l’épée.
Benjamin apprit cette mobilisation, tandis que l’assemblée demandait comment un tel mal avait pu arriver.
Le lévite raconta qu’il était venu à Guibéa avec sa concubine pour y passer la nuit.
Il accusa les hommes de Guibéa d’avoir voulu le tuer et d’avoir violenté sa concubine jusqu’à sa mort.
Il expliqua avoir découpé son corps et envoyé les morceaux dans tout Israël parce qu’une infamie grave avait été commise.
Il demanda alors à l’assemblée de donner son avis et son conseil.
Le peuple se leva d’un seul mouvement et décida de ne pas rentrer chez lui avant d’avoir traité l’affaire.
L’action contre Guibéa devait être organisée par tirage au sort.
Un dixième des hommes serait chargé d’apporter les provisions nécessaires à l’armée.
Ainsi tout Israël se rassembla contre Guibéa dans une unité complète.
Les tribus envoyèrent d’abord une demande à Benjamin : quel est ce mal commis au milieu de vous ?
Elles exigèrent la remise des hommes pervers de Guibéa afin de les mettre à mort et d’ôter le mal d’Israël, mais Benjamin refusa.
Les Benjaminites se rassemblèrent alors à Guibéa pour combattre leurs frères israélites.
Leur armée comptait vingt-six mille hommes venus des villes, plus sept cents hommes d’élite de Guibéa.
Parmi eux se trouvaient sept cents gauchers capables, selon le récit, de lancer une pierre à la fronde sur un cheveu sans manquer.
Le reste d’Israël comptait quatre cent mille combattants.
Israël consulta Dieu à Béthel pour savoir qui devait monter le premier contre Benjamin ; la réponse fut : Juda.
Les Israélites campèrent donc contre Guibéa.
Ils sortirent en ordre de bataille contre Benjamin.
Mais Benjamin leur infligea une lourde défaite et tua vingt-deux mille hommes ce jour-là.
Israël reprit courage et se rangea de nouveau au même endroit.
Le peuple pleura devant le SEIGNEUR et demanda s’il devait encore combattre Benjamin, appelé explicitement « mon frère » ; la réponse fut de monter.
Israël attaqua donc une seconde fois.
Benjamin sortit de nouveau et tua dix-huit mille hommes d’Israël.
Alors tout le peuple monta à Béthel, pleura, jeûna et offrit holocaustes et sacrifices de communion devant le SEIGNEUR.
Israël consulta de nouveau le SEIGNEUR ; l’arche de l’alliance se trouvait là à cette époque.
Pinhas, fils d’Éléazar et petit-fils d’Aaron, se tenait devant elle ; cette indication généalogique soulève une question chronologique à documenter séparément. Le SEIGNEUR annonça que Benjamin serait livré le lendemain.
Israël plaça alors une embuscade autour de Guibéa.
Le troisième jour, l’armée se rangea comme auparavant.
Les Benjaminites sortirent et furent attirés loin de la ville, tout en tuant encore environ trente Israélites.
Pensant remporter une troisième victoire, ils poursuivirent ceux qui simulaient la fuite.
Les forces israélites se regroupèrent à Baal-Tamar tandis que l’embuscade surgissait près de Guibéa.
Dix mille hommes d’élite engagèrent un combat très dur, sans que Benjamin comprenne encore le danger.
Le narrateur résume la victoire en disant que le SEIGNEUR frappa Benjamin ; vingt-cinq mille cent hommes sont donnés ici comme morts.
Les Benjaminites comprirent alors qu’ils étaient battus ; la fuite d’Israël avait été une manœuvre destinée à les éloigner de Guibéa.
L’embuscade fondit sur la ville et frappa sa population.
Le signal convenu était une grande colonne de fumée montant de Guibéa.
Pendant ce temps, Benjamin croyait toujours l’emporter et poursuivait les Israélites.
Puis les Benjaminites virent la fumée de leur ville monter vers le ciel.
Israël se retourna alors contre eux et la panique les saisit.
Ils tentèrent de fuir vers le désert, mais furent poursuivis et frappés.
Le texte décrit leur encerclement et leur écrasement dans une formulation hébraïque particulièrement difficile, conservée sans reconstruction artificielle.
Dix-huit mille hommes vaillants de Benjamin tombèrent dans cette phase.
Les survivants s’enfuirent vers le rocher de Rimmôn ; cinq mille puis deux mille autres hommes furent encore tués pendant la poursuite.
Le total arrondi donné ici est de vingt-cinq mille hommes de Benjamin morts ce jour-là, tandis que le v.35 donnait vingt-cinq mille cent.
Six cents hommes réussirent à atteindre le rocher de Rimmôn et y restèrent quatre mois.
Les hommes d’Israël revinrent alors contre les villes de Benjamin, frappant hommes, animaux et localités au fil de l’épée et par le feu ; le texte expose cette destruction sans l’atténuer.