Judith
IntroductionJudith 9
Lecture publique et écoute · restitution Proclamation
Judith tomba face contre terre. Elle mit de la cendre sur sa tête. Et tandis que montait à Jérusalem l’encens du soir, elle cria vers le Seigneur :
« Seigneur, Dieu de Siméon, tu as mis l’épée dans sa main contre ceux qui avaient humilié et profané une fille d’Israël. Tu avais dit : “Cela ne sera pas” — pourtant ils l’ont fait.
Alors tu as livré leurs chefs au meurtre ; leur lit devint sang. Esclaves et maîtres furent frappés, les puissants jusque sur leurs trônes.
Tu as donné leur butin aux fils que tu aimais, eux qui brûlaient de ton zèle et t’appelaient. Dieu, mon Dieu, écoute maintenant une veuve !
C’est toi qui as fait le passé, le présent et ce qui vient. Ce que tu conçois s’accomplit.
Tes desseins se présentent devant toi : « Nous voici. » Tes voies sont préparées, ton jugement ne te surprend jamais.
Regarde Assour ! Ils se fient aux chevaux, aux cavaliers, aux fantassins, au bouclier, à la lance, à l’arc, à la fronde. Ils ne savent pas que toi, tu brises les guerres.
SEIGNEUR est ton nom ! Brise leur force. Ils veulent profaner ton sanctuaire, souiller la demeure de ton nom, abattre ton autel.
Regarde leur orgueil ! Mets ta force dans ma main — la main d’une veuve.
Par mes lèvres, fais tomber le serviteur avec le maître. Par la main d’une femme, brise leur orgueil.
Ta puissance n’est pas dans le nombre. Tu es le Dieu des humbles, le secours des faibles, l’abri des abandonnés, le sauveur de ceux qui n’ont plus d’espoir.
Dieu de mon père, Dieu d’Israël, maître du ciel et de la terre, créateur des eaux, roi de toute création : écoute-moi !
Donne puissance à ma parole trompeuse contre ceux qui menacent ton alliance, ta maison sainte, Sion et la demeure de tes enfants.
Que tout Israël sache que toi seul tu es Dieu, toute puissance et toute force, et que nul autre ne nous protège. »