Judith 11

Analyse du texte source · restitution Philologique

Et Holopherne lui dit : « Prends courage, femme, et ne crains pas en ton cœur, car je n’ai fait de mal à aucun homme qui a choisi de servir Nabuchodonosor, roi de toute la terre. »

Le mépris devient dans son discours la faute qui justifie la guerre.

Le mot de « salut » est employé ironiquement : Judith vient en réalité pour sauver Israël.

Le contraste adikeō/eu poieō oppose faire tort et faire du bien.

Le récit construit une ironie de double sens : la véracité littérale de certaines affirmations masque leur intention trompeuse.

L’ambiguïté du complément « avec toi » est un procédé majeur de la ruse narrative.

L’hyperbole cosmique sert la flatterie ; elle reprend ironiquement les prétentions quasi divines du roi.

Le vocabulaire de « subtilité » valorise précisément la qualité dont Judith fait elle-même usage contre lui.

La connaissance précise du conseil rend Judith crédible comme source de renseignement.

Le conditionnel moral du chapitre 5 devient la clé de toute la tromperie de Judith.

Le futur péché est présenté comme mécanisme permettant à Holopherne d’appliquer la théorie d’Achior.

La ruse s’appuie sur des catégories réelles de pureté et d’interdiction alimentaire.

La précision juridique renforce la crédibilité du renseignement auprès d’un auditeur extérieur impressionné par le système religieux d’Israël.

La mention du conseil de Jérusalem donne au faux renseignement une apparence administrative crédible.

La prophétie feinte transforme Judith en indispensable interprète du moment militaire favorable.

Le « avec toi » demeure l’ambiguïté centrale : Holopherne s’imagine partenaire de victoire alors qu’il en sera l’objet.

La piété affichée sert ici de couverture stratégique pour établir une routine de sortie nocturne.

Le futur certain sert à entretenir la confiance d’Holopherne.

L’image des brebis sans berger appartient au langage biblique ; ici elle est détournée au service de la ruse.

La formule d’approbation « bonnes devant » marque une adhésion sans réserve.

Le parallélisme beauté/sagesse résume le portrait stratégique de Judith.

Holopherne interprète la venue de Judith comme preuve que le Dieu d’Israël sert désormais son projet.

La promesse « ton Dieu sera mon Dieu » est conditionnée par la victoire espérée ; elle révèle une conception instrumentale de la religion.

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