Josué
IntroductionJosué 22
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Josué convoqua alors Ruben, Gad et la demi-tribu de Manassé.
Il reconnut qu’ils avaient respecté les ordres transmis par Moïse et qu’ils lui avaient obéi dans toute la campagne.
Ils n’avaient pas abandonné leurs frères durant tout ce temps et avaient gardé ce que le SEIGNEUR leur avait confié.
Maintenant que leurs frères avaient reçu le repos promis, ils pouvaient retourner dans leur propre territoire à l’est du Jourdain.
Josué leur demanda toutefois de continuer à aimer le SEIGNEUR, marcher dans ses voies, garder ses commandements, s’attacher à lui et le servir de tout leur cœur et de toute leur vie.
Il les bénit puis les renvoya vers leurs tentes.
Une moitié de Manassé avait reçu le Bashân de Moïse, tandis que l’autre moitié avait reçu un territoire à l’ouest du Jourdain de Josué.
Josué leur demanda de rentrer avec les richesses et le butin acquis, en les partageant avec leurs frères restés à l’est.
Ruben, Gad et la demi-tribu de Manassé quittèrent donc Silo pour retourner au pays de Galaad, leur héritage.
Arrivés près du Jourdain, ils bâtirent un autel immense et très visible.
Les autres Israélites apprirent qu’un grand autel avait été construit du côté du Jourdain faisant face au pays de Canaan.
Toute l’assemblée se réunit alors à Silo, prête à monter contre eux en guerre.
Avant de combattre, Israël envoya Pinhas, fils d’Éléazar le prêtre, auprès des tribus de l’est.
Dix chefs tribaux l’accompagnaient, représentant les familles d’Israël.
Ils arrivèrent en Galaad et exposèrent l’accusation.
Ils demandèrent pourquoi les tribus de l’est avaient commis une telle infidélité en bâtissant un autel qui semblait rivaliser avec celui du SEIGNEUR.
Ils rappelèrent la faute de Péor et ses conséquences encore présentes dans la mémoire collective.
Ils craignaient qu’une rébellion de quelques tribus n’attire dès le lendemain la colère sur toute l’assemblée d’Israël.
Ils proposèrent même aux tribus de l’est de venir habiter à l’ouest si leur territoire leur paraissait impur, plutôt que de se séparer cultuellement du SEIGNEUR.
Ils rappelèrent aussi l’affaire d’Akan, où la faute d’un seul avait eu des conséquences pour l’ensemble du peuple.
Ruben, Gad et la demi-tribu de Manassé répondirent alors aux chefs d’Israël.
Ils invoquèrent solennellement le SEIGNEUR comme témoin et déclarèrent que leur intention n’était ni rébellion ni infidélité.
Si l’autel avait été construit pour offrir des sacrifices en concurrence avec l’autel légitime, ils acceptaient que le SEIGNEUR leur en demande compte.
Ils expliquèrent au contraire avoir agi par peur qu’un jour les descendants de l’ouest ne refusent toute part au SEIGNEUR à leurs descendants.
Le Jourdain pourrait devenir une frontière utilisée pour prétendre que les tribus de l’est n’avaient plus de relation avec le Dieu d’Israël.
L’autel avait donc été construit non pour y offrir des sacrifices,
mais comme témoin visible entre les deux groupes que les tribus de l’est participaient elles aussi au culte du SEIGNEUR.
Sa forme devait servir de preuve aux générations futures qu’il reproduisait l’autel sans le remplacer.
Ils affirmèrent avec force qu’ils ne voulaient ni se rebeller contre le SEIGNEUR ni établir un second lieu sacrificiel.
Pinhas et les chefs trouvèrent cette explication satisfaisante.
Pinhas déclara qu’ils savaient désormais que le SEIGNEUR était au milieu d’eux, puisque les tribus de l’est n’avaient pas commis l’infidélité redoutée.
La délégation revint donc en Canaan et rapporta l’affaire aux autres Israélites.
Le peuple accueillit favorablement cette réponse, bénit Dieu et abandonna le projet de guerre.
Les tribus de Ruben et de Gad donnèrent à l’autel une fonction de témoin : il attestait entre eux que le SEIGNEUR est Dieu.