Jonas
IntroductionJonas 1
Analyse du texte source · restitution Philologique
Jonas fils d’Amittaï est aussi nommé en 2 R 14,25.
Qera ‘aleyha : proclamer contre / sur elle. Ra‘atam : leur mal, méchanceté ou calamité selon contexte.
La répétition millifnei YHWH encadre la fuite. Wayyered, « il descendit », sera repris plusieurs fois.
Ḥishebah lehishaver : litt. « le navire pensa être brisé », personnification expressive.
Yarkete hassfinah : parties les plus profondes du navire. Wayyeradam : sommeil profond.
Rav haḥovel : capitaine / chef des marins. Yit‘ashet : se considérer, prendre en compte, terme rare.
Beshellemi : « à cause de qui ». Ra‘ah peut signifier malheur ici, non faute morale des marins.
La syntaxe est accumulative et pressante, reflétant l’interrogatoire.
Yare’ peut signifier craindre / révérer. Le participe relatif souligne la souveraineté créatrice.
Yir’ah gedolah reprend la « grande tempête » et prépare la « grande crainte » de 1,16.
Holekh weso‘er : idiome progressif, « allant et tempêtant », donc tempête croissante.
La proposition de Jonas ne comporte pas explicitement de prière ou de repentance.
Ḥatar : creuser, puis ramer vigoureusement comme en creusant l’eau.
Dam naqi : sang innocent. La prière annonce déjà leur conversion cultuelle du v.16.
Wayya‘amod hayyam : « la mer s’arrêta », expression simple et forte.
La construction yare’ ’et-YHWH signifie ici crainte révérencielle explicite envers YHWH.