Joël
IntroductionJoël 4
Nuances du texte source · restitution Déployée
Car voici, en ces jours-là et en ce temps-là, lorsque je restaurerai le sort de Juda et de Jérusalem, lorsque je les ramènerai,
Le nom « Josaphat » signifie « YHWH juge » et fonctionne probablement ici autant comme nom symbolique que géographique.
Ils ont tiré mon peuple au sort ; pour une prostituée, ils donnaient un garçon, et ils vendaient une fille pour du vin afin de boire.
La logique de rétribution est formulée explicitement : ce que les nations ont fait au peuple et au sanctuaire leur reviendra.
Le pillage vise non seulement le peuple mais aussi des biens présentés comme appartenant directement à YHWH.
La traite des captifs vers le monde égéen est explicitement dénoncée.
La restauration des captifs est accompagnée d’un renversement de la logique marchande imposée par leurs trafiquants.
Je remettrai vos fils et vos filles entre les mains des fils de Juda, et ceux-ci les vendront aux Sabéens, à une nation lointaine, car le SEIGNEUR a parlé.
L’appel reprend le vocabulaire de « sanctifier » une guerre, mais les nations sont en réalité convoquées vers leur propre jugement.
Battez vos socs pour en faire des épées et vos serpes pour en faire des lances. Que même le faible dise : « Je suis un héros, un guerrier ! »
Accourez et venez, toutes les nations des alentours ; rassemblez-vous là. Et toi, SEIGNEUR, fais descendre là tes puissants, tes guerriers !
La vallée devient tribunal symbolique : YHWH y « siège » en juge.
Deux images agricoles de jugement se superposent : moisson arrivée à maturité et foulage d’une vendange débordante.
Le nom ḥaruts peut évoquer décision, verdict, chose tranchée ; il reprend aussi le langage de la moisson / instrument tranchant du verset précédent.
Le jugement des nations reprend les signes cosmiques de 3,4.
Le même rugissement qui ouvre Amos est ici à la fois menace pour les nations et sécurité pour Israël.
La présence divine devient la garantie de la sainteté restaurée de Jérusalem.
La restauration atteint une abondance presque édénique ; l’eau issue du Temple transforme même une région sèche appelée « torrent des Acacias ».
Le jugement final est motivé explicitement par la violence historique et le sang innocent.
La permanence de Juda et Jérusalem répond à la désolation des agresseurs.
Le dernier verset est textuellement et sémantiquement dense : le sang innocent versé recevra réparation, tandis que la présence de YHWH à Sion clôt le livre.